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Tchad : Naïr Abakar à l’épreuve de la refondation du secteur sportif 

Face au Sénat, Naïr Abakar a défendu une vision ambitieuse pour sortir le sport tchadien de ses difficultés structurelles. Détection des talents, réforme de la gouvernance, professionnalisation des clubs et modernisation des infrastructures : le ministre de la Jeunesse et des Sports plaide pour une transformation durable afin de replacer le Tchad sur la scène sportive africaine.

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Temps des réformes

Le sport tchadien traverse depuis plusieurs années une période de doutes, marquée par des résultats insuffisants et des difficultés de gouvernance. C’est dans ce contexte que Naïr Abakar s’est présenté, lundi 29 juin 2026, devant les sénateurs pour une séance de questions-débat consacrée à l’état du sport national, avec un accent particulier sur le football.

Loin d’un simple exercice de communication, Naïr Abakar a livré un diagnostic des faiblesses du secteur tout en présentant une feuille de route destinée à engager des réformes de fond. Son intervention s’inscrit dans une volonté de rompre avec les solutions ponctuelles pour construire un modèle capable de produire des résultats durables.

Former avant de gagner

Au cœur de cette nouvelle stratégie figure une conviction simple : aucune nation sportive ne peut progresser sans investir dans la formation. Pour Naïr Abakar, le Tchad doit désormais privilégier une politique permanente de détection des jeunes talents. Les futurs champions ne se trouvent pas uniquement dans les grandes villes, mais également dans les provinces, les écoles, les clubs, les quartiers et les villages.

Cette approche vise à mettre fin à une sélection souvent improvisée pour instaurer un véritable réseau national d’identification et d’accompagnement des jeunes sportifs. L’objectif est de permettre aux talents d’être repérés très tôt, puis encadrés dans des structures adaptées afin d’assurer leur progression jusqu’au plus haut niveau.

Le ministre a également insisté sur le rôle essentiel du sport scolaire, considéré comme la première étape d’un parcours de performance. Une meilleure collaboration entre les établissements, les fédérations et les collectivités pourrait constituer un levier important pour élargir la base des pratiquants.

Nouvelle gouvernance pour un nouveau départ

Au-delà de la formation, Naïr Abakar défend une réforme plus globale du système sportif. Celle-ci passe par une professionnalisation des clubs, une gouvernance plus transparente des fédérations, une amélioration des infrastructures et une gestion davantage orientée vers les résultats.

Le ministre estime que le potentiel du Tchad demeure intact, mais qu’il doit être soutenu par des institutions solides et une vision à long terme. Cette ambition s’inscrit dans la politique du Président de la République, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, qui fait de la jeunesse un axe prioritaire de l’action publique.

Naïr Abakar a lancé un appel à la mobilisation de tous les acteurs du sport. L’État, les collectivités, les fédérations, les éducateurs, les clubs et le secteur privé sont invités à unir leurs efforts pour faire du sport un moteur de cohésion sociale, d’épanouissement de la jeunesse et de rayonnement national.

Le chantier est immense, mais le message porté devant le Sénat est clair : le temps des promesses doit désormais laisser place à celui des réformes. Pour Naïr Abakar, la réussite du sport tchadien dépend moins du hasard que de la capacité collective à détecter, former et accompagner une nouvelle génération de champions.

Martin HIGDE NDOUBA

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