Jean Emmanuel Ouédraogo : « Nous allons surprendre le monde. Nous surprenons déjà le monde »
Jean Emmanuel Ouédraogo, le Premier ministre burkinabè, réaffirme sa confiance dans la capacité du Burkina Faso à accélérer sa transformation, entre performance administrative, souveraineté alimentaire et ambition industrielle.
Une performance administrative à consolider
Lors de la traditionnelle cérémonie mensuelle de montée du pavillon national, ce lundi 7 septembre 2026 à la Primature, Jean Emmanuel Ouédraogo a placé son intervention sous le signe de l’engagement, de la responsabilité et de la performance.
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Le bilan présenté après huit mois d’exercice met en avant un taux de réalisation physique supérieur à 72 %, avec plus de 4 600 dossiers traités. Des chiffres qui traduisent, selon le Chef du Gouvernement, une dynamique positive au sein de l’institution.
Mais derrière cette satisfaction, Jean Emmanuel Ouédraogo a surtout insisté sur la nécessité d’éviter l’autosatisfaction. L’enjeu, désormais, est de transformer ces résultats intermédiaires en performances encore plus élevées au cours des quatre derniers mois de l’année.
Cette approche révèle une volonté de faire de la performance administrative un levier concret de l’action publique. Pour la Primature, il ne s’agit donc plus seulement d’afficher des statistiques, mais de maintenir un rythme capable d’accompagner les ambitions de transformation du pays.
Souveraineté et industrialisation au cœur du pari
Au-delà des résultats administratifs, Jean Emmanuel Ouédraogo a également mis l’accent sur deux piliers présentés comme essentiels pour l’avenir du Burkina Faso : la souveraineté alimentaire et l’industrialisation.
Les producteurs agricoles ont été salués comme des acteurs majeurs de cette souveraineté, malgré les disparités pluviométriques observées dans certaines zones. Le message est clair : la transformation du pays passe aussi par la capacité à renforcer sa production et à mieux valoriser ses ressources.
Dans le même temps, l’annonce de l’inauguration prochaine de TEXFORCES-BF, une unité textile destinée notamment à valoriser le coton burkinabè et à contribuer à l’habillement des Forces combattantes, illustre cette volonté de produire davantage localement.
Pour Jean Emmanuel Ouédraogo, cette orientation s’inscrit dans une logique plus large de souveraineté économique. L’ambition affichée est de réduire progressivement certaines dépendances tout en créant davantage de valeur à partir des ressources nationales.
Le Premier ministre a également évoqué les avancées dans la défense, la santé, l’éducation et les infrastructures, en les inscrivant dans la dynamique de transformation engagée depuis l’avènement du MPSR II.
Avec cette prise de parole, Jean Emmanuel Ouédraogo cherche surtout à entretenir une dynamique collective fondée sur la confiance et la mobilisation. Son appel aux agents de la Primature dépasse ainsi le cadre administratif : il vise à rappeler que les ambitions nationales reposent aussi sur la capacité des institutions à produire des résultats.
« Nous allons surprendre le monde. Nous surprenons déjà le monde », a-t-il lancé.
Une formule forte qui résume le pari du Gouvernement : convaincre par les réalisations, maintenir la mobilisation et faire de la souveraineté un objectif progressivement mesurable dans les secteurs stratégiques.
Pour Jean Emmanuel Ouédraogo, les quatre derniers mois de 2026 constituent donc une nouvelle étape. La performance enregistrée devra désormais se traduire par des résultats encore plus visibles, alors que le Gouvernement entend poursuivre sa marche vers davantage de souveraineté et d’autonomie.
AMINA KABO DJARMAH
Source/Primature du Burkina


