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Tchad: Mahamat Saleh Brema clame son innocence

Suspendu pour trois mois par le ministre de la Justice, Dr Youssouf Tom, Mahamat Saleh Brema, 1ᵉʳ substitut du Procureur général près la Cour d’appel de N’Djaména, rejette catégoriquement les accusations portées contre lui. Dans une déclaration à la presse, il nie toute implication dans la libération de Mahamat Tahir, ancien détenu de la prison de Koro Toro, au cœur d’une affaire qui secoue l’appareil judiciaire tchadien.

Selon Mahamat Saleh Brema, la suspension découle de l’évasion de Mahamat Tahir de la maison d’arrêt de Moundou. Il affirme cependant que le détenu avait été transféré de Koro Toro vers Moundou pour des raisons de sécurité et de santé.

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Le magistrat souligne l’absence d’infrastructures adaptées à N’Djaména pour accueillir certains profils de détenus, rejetant toute responsabilité personnelle dans la suite des événements.

 “Aucune preuve contre moi”

Tchad: Mahamat Saleh Brema clame son innocenceFace aux accusations, Mahamat Saleh Brema se dit victime d’un acharnement injustifié. Il affirme n’avoir aucun lien avec le directeur général de la maison d’arrêt de Moundou et assure n’avoir perçu “ aucun franc “ dans cette affaire. Il réclame la production de preuves vérifiables pour justifier une suspension qu’il qualifie de “ purement mensongère “.

Dans sa déclaration, Mahamat Saleh Brema accuse le ministre de la Justice d’avoir agi sous l’influence de la présidence, sans s’appuyer sur une enquête sérieuse menée par les inspecteurs compétents. Une méthode qu’il estime contraire aux principes d’indépendance de la justice et aux procédures prévues par les textes en vigueur.

Estimant que ses droits ont été bafoués, Mahamat Saleh Brema appelle à une clarification rapide de la situation et à l’ouverture d’une enquête approfondie afin d’établir les responsabilités réelles dans cette affaire. Il rappelle que les garanties accordées aux magistrats sont protégées par la Constitution et les lois tchadiennes, et plaide pour leur strict respect dans un contexte judiciaire déjà sous tension.

HIGDE NDOUBA Martin

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