Tchad : le SYNECS met le gouvernement sous pression
Le Syndicat national des enseignants et chercheurs du supérieur (SYNECS) passe à l’offensive. Dans un communiqué publié jeudi 27 novembre, il annonce une grève de trois jours renouvelable, plongeant les universités publiques dans une nouvelle zone de turbulence.
Dans le communiqué signé par son président, Dr Djim-Adjim Tabo, le SYNECS explique avoir réuni son Bureau exécutif national en session extraordinaire pour évaluer l’avertissement de grève lancé le 3 septembre dernier. Deux mois plus tard, le constat est amer : les principales revendications, notamment le statut particulier des enseignants-chercheurs et l’arrêté de rectification concernant les enseignants reversés, n’ont connu aucune avancée notable.
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Pour le syndicat, cette absence de réponse illustre une « inaction persistante » du gouvernement, malgré les relances et les engagements antérieurement évoqués. Face à ce qu’il perçoit comme un manque d’attention, le SYNECS dit n’avoir eu d’autre choix que de recourir à un arrêt de travail plus ferme et potentiellement prolongé.
En l’absence de réaction officielle du gouvernement, cette grève du SYNECS ouvre un nouveau front social dans un pays où les tensions entre acteurs éducatifs et autorités restent récurrentes. Reste à savoir si cette fois, le signal suffira à enclencher un véritable dialogue.
HIGDE NDOUBA Martin