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Tchad : Allah Maye Halina III, à quand les premiers résultats des “12 chantiers et 100 actions” ?

Porté par une ambition de transformation rapide, le programme des 12 chantiers et 100 actions devait incarner le renouveau de l’action publique au Tchad. Mais plusieurs mois après son annonce, entre contraintes budgétaires, instabilité gouvernementale et déficit de communication, son impact réel peine à convaincre. Sur le terrain, une interrogation persiste : que devient réellement le programme des 12 chantiers et 100 actions ?

Une feuille de route ambitieuse

Depuis l’accession au pouvoir par les urnes du Maréchal Idriss Déby Itno, l’exécutif tchadien s’est engagé à impulser une nouvelle dynamique. Au cœur de cette vision, le programme des 12 chantiers et 100 actions se voulait une boussole stratégique pour répondre aux urgences sociales.

Éducation, santé, infrastructures ou encore emploi des jeunes : les priorités définies dans les 12 chantiers et 100 actions traduisent une volonté de transformation structurelle. Sur le papier, le cap est clair. Mais sur le terrain, les résultats tardent à s’imposer.

Le maintien d’Allah Maye Halina à la tête du gouvernement contraste avec les multiples remaniements observés ces derniers mois. Cette instabilité institutionnelle fragilise la continuité de l’action publique et ralentit l’exécution des réformes.

Dans ce contexte, la mise en œuvre des 12 chantiers et 100 actions se heurte à des lenteurs administratives persistantes. Chaque réorganisation gouvernementale impose un temps d’adaptation, souvent au détriment de l’efficacité.

Le poids des contraintes économiques

Au-delà des enjeux politiques, la question des ressources demeure centrale. Le financement des politiques publiques dans un environnement budgétaire contraint limite la portée des ambitions affichées.

Ainsi, plusieurs initiatives prévues dans les 12 chantiers et 100 actions peinent à voir le jour ou avancent à un rythme jugé insuffisant. Entre attentes sociales élevées et moyens limités, l’équation reste délicate.

Dans les quartiers de N’Djamena comme dans les provinces, les citoyens expriment un même constat : les effets concrets des 12 chantiers et 100 actions restent difficilement perceptibles.

Les défis liés à l’électricité, à l’éducation ou à l’accès aux services de base continuent de peser lourdement sur le quotidien. Ce décalage entre annonces et réalités nourrit un scepticisme croissant.

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Entre promesse et épreuve du réel

Les 12 chantiers et 100 actions incarnent une ambition politique forte, mais encore confrontée à l’épreuve du réel. Leur réussite dépendra de la capacité des autorités à transformer cette vision en résultats tangibles et durables pour les tchadiens.

Martin HIGDE NDOUBA

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