Sous pression, Naïr Abakar appelé à sauver le sport tchadien
Interpellé à l’Assemblée nationale sur la situation préoccupante du sport tchadien, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Naïr Abakar, a dû défendre son bilan et ses orientations face aux critiques des députés. Entre infrastructures dégradées, football en crise et attentes grandissantes de la jeunesse, le gouvernement est appelé à accélérer les réformes pour redonner un nouvel élan au secteur.
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Constat sévère dressé par les députés
La séance parlementaire du 8 juin a mis en lumière les profondes difficultés qui minent le sport national. Face aux élus, Naïr Abakar a été confronté à une série de questions portant sur l’état général du secteur et les obstacles qui freinent son développement depuis plusieurs années.
Le football, discipline la plus populaire du pays, concentre à lui seul une grande partie des inquiétudes. Les clubs peinent à survivre financièrement, les compétitions manquent de régularité et les résultats des sélections nationales restent loin des attentes. À cela s’ajoute un déficit important en infrastructures sportives capables d’accueillir des compétitions de haut niveau.
Les parlementaires ont également regretté l’absence d’une politique efficace de détection et d’accompagnement des jeunes talents. Pour eux, les provinces demeurent insuffisamment prises en compte alors qu’elles regorgent de potentiels sportifs susceptibles de renforcer les différentes disciplines.
Naïr Abakar défend les réformes engagées
Face à ces critiques, Naïr Abakar n’a pas cherché à minimiser les difficultés. Le ministre a reconnu que les contraintes financières et organisationnelles constituent un frein majeur à la relance du sport tchadien. Toutefois, il a insisté sur les efforts entrepris par son département pour poser les bases d’une transformation durable.
Selon Naïr Abakar, plusieurs chantiers sont en cours, notamment la réhabilitation d’infrastructures sportives, la relance progressive des compétitions locales et le renforcement du cadre de gouvernance des fédérations. L’objectif affiché est de promouvoir davantage de transparence et de professionnalisme dans la gestion des structures sportives.
Le ministre a également souligné la nécessité d’une mobilisation collective impliquant l’État, les partenaires privés et les acteurs du mouvement sportif afin de créer un environnement plus favorable à l’émergence des talents.
Le sport, un enjeu de cohésion nationale
Au-delà des performances sur les terrains, les députés ont rappelé que le sport représente un puissant outil d’intégration sociale et d’épanouissement pour la jeunesse. Pour beaucoup d’élus, il constitue également un secteur capable de générer des opportunités économiques et de renforcer l’unité nationale.
Dans cette perspective, Naïr Abakar est attendu sur des résultats concrets, notamment en matière de formation des encadreurs, de promotion du sport scolaire et universitaire et de soutien aux clubs.
En clôturant les débats, le président de l’Assemblée nationale a invité Naïr Abakar à renforcer la rigueur dans la gestion des ressources publiques et à s’appuyer davantage sur les compétences de la diaspora tchadienne. Un appel qui traduit l’impatience croissante des acteurs politiques face à un secteur en quête de renouveau et d’ambition.
Martin HIGDE NDOUBA
