Sénoussi Hassana Abdoulaye : 60 jours pour transformer le transport urbain à N’Djamena
À N’Djamena, le secteur du transport urbain est à un tournant décisif. Par un communiqué publié le 7 avril 2026, le maire de la capitale, Sénoussi Hassana Abdoulaye, à travers le Comité multisectoriel de pilotage du transport urbain (CMPTU), a fixé un ultimatum de 60 jours aux acteurs du secteur pour se conformer à de nouvelles règles.
Une réforme pour structurer un secteur chaotique
Cette initiative de Sénoussi Hassana Abdoulaye vise à remettre de l’ordre dans un secteur longtemps marqué par l’anarchie, l’insécurité et le manque de régulation. Conducteurs de mototaxis, taxis et minibus sont désormais appelés à se plier à plusieurs exigences strictes pour continuer à exercer leurs activités.
Parmi les mesures phares annoncées par Sénoussi Hassana Abdoulaye figurent l’obtention obligatoire d’un agrément de transport, l’attribution d’un numéro d’identification unique, ainsi que la mise en conformité des véhicules avec une peinture réglementaire. Ces dispositions traduisent une volonté claire des autorités municipales de structurer le transport urbain et de faciliter le contrôle des acteurs du secteur.
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Le port du casque, une mesure qui interroge
Mais c’est surtout l’obligation du port du casque pour les conducteurs de mototaxis qui attire l’attention. Cette mesure, pourtant essentielle pour la sécurité routière, suscite des interrogations. En effet, plusieurs observateurs s’interrogent sur la capacité de Sénoussi Hassana Abdoulaye à faire respecter durablement cette règle, dans un contexte où des initiatives similaires ont souvent été abandonnées faute de suivi rigoureux.

Pour Sénoussi Hassana Abdoulaye, l’enjeu est double : améliorer la sécurité des usagers et restaurer l’image du transport urbain à N’Djamena. Cependant, la réussite de cette réforme dépendra largement de la sensibilisation des conducteurs, mais aussi de la rigueur dans l’application des sanctions en cas de non-respect.
Un test de gouvernance à grande échelle
Au-delà des annonces, c’est donc un véritable test de gouvernance qui attend Sénoussi Hassana Abdoulaye. Les 60 jours accordés apparaissent comme un délai crucial pour impulser un changement réel et durable dans les habitudes. Reste à savoir si cette volonté politique se traduira sur le terrain, dans une ville où les défis de mobilité restent immenses.
Martin HIGDE NDOUBA