SENAFET : quel regard sur la grossesse en milieu scolaire ?
Chaque année, la SENAFET célèbre la femme tchadienne à travers des festivités et des discours. Mais derrière ces belles cérémonies, une réalité inquiétante persiste : la grossesse en milieu scolaire. Chaque jeune fille contrainte d’abandonner l’école à cause d’une grossesse précoce est une promesse brisée, une voix éteinte, un avenir compromis.
Un fléau qui détruit les ambitions
Les grossesses en milieu scolaire ne sont pas des incidents isolés. Elles révèlent un échec collectif : un système éducatif qui laisse tomber ses élèves et une société qui refuse de protéger ses filles. Chaque année, des adolescentes quittent l’école, souvent dès le secondaire, et se retrouvent vulnérables face aux pressions familiales et sociales. Malheureusement, malgré son rôle central, la SENAFET semble parfois détourner le regard.
Glorifier la femme ne suffit pas si ses droits fondamentaux à l’éducation, à l’autonomie et à la liberté sont bafoués dès l’adolescence. La SENAFET doit donc se mobiliser pour protéger ces jeunes filles, en renforçant les programmes de prévention et de sensibilisation. Chaque grossesse précoce empêchée est un pas vers un futur plus juste et plus inclusif.
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Éduquer une fille, c’est élever une nation
Chaque action de la SENAFET, chaque campagne de sensibilisation et chaque politique de prévention compte. Ces initiatives permettent aux filles d’apprendre, de grandir et de réussir. La SENAFET doit devenir la voix qui veille à ce qu’aucune jeune fille ne soit sacrifiée au nom de l’indifférence ou du fatalisme.
Les grossesses précoces ne sont pas seulement une tragédie individuelle : elles freinent le développement du pays. Chaque jeune fille privée d’éducation est un potentiel gaspillé, une voix absente dans le futur du Tchad. La SENAFET doit agir avec courage et détermination, car l’avenir des filles est l’avenir de la nation.
Martin HIGDE NDOUBA