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SENAFET 2026 : au-delà des discours, le défi de l’autonomisation des femmes

À Moundou, la SENAFET 2026 a été officiellement lancée par la Ministre d’État, Ministre de la Femme et de la Petite Enfance, Kitoko Gata Ngoulou, en présence des autorités administratives et de plusieurs membres du gouvernement.

Placée sous le thème « Chaque femme compte : inclusion, dignité et participation pour un développement durable et un avenir radieux », la SENAFET 2026 entend replacer la question du genre au cœur de l’agenda national. Dans son discours, la ministre a insisté sur la nécessité d’un engagement collectif pour faire de l’égalité une réalité tangible.

Un signal politique assumé

La ministre a salué l’implication du président de la République, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, dans la promotion des droits des femmes. Selon elle, la SENAFET 2026 traduit une volonté politique claire : intégrer davantage les femmes dans les sphères décisionnelles et économiques.

Au Tchad, où les inégalités de genre persistent dans l’accès à l’éducation, à l’emploi et aux responsabilités publiques, cette déclaration résonne comme un engagement à accélérer les réformes structurelles.

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L’emploi et l’innovation au cœur de l’édition

Au-delà du symbole, la SENAFET 2026 se distingue par des initiatives inédites. Parmi elles, le lancement d’un Salon de l’emploi féminin, conçu comme un espace de rencontres entre recruteurs, entrepreneures et jeunes diplômées. Objectif : réduire l’écart entre formation et insertion professionnelle.

SENAFET

Autre innovation majeure : des concours dédiés aux filières STEM (sciences, technologies, ingénierie et mathématiques) ainsi qu’aux industries culturelles et créatives. En misant sur ces secteurs d’avenir, la SENAFET 2026 cherche à repositionner la femme tchadienne comme actrice de l’innovation et de la croissance.

Moundou, choix stratégique

Le choix de Moundou pour abriter la SENAFET 2026 n’est pas anodin. Carrefour économique du sud du pays, la ville incarne un dynamisme régional que les autorités souhaitent valoriser. Décentraliser l’événement participe d’une logique d’inclusion territoriale, en rapprochant les politiques publiques des réalités locales.

Au-delà des discours, le défi de l’impact

Si la SENAFET 2026 affiche des ambitions élevées, le véritable défi réside dans la pérennisation des actions annoncées. Car l’enjeu dépasse la semaine de célébration : il s’agit d’ancrer durablement l’inclusion, la dignité et la participation des femmes dans les politiques publiques.

À Moundou, le message est clair : chaque femme compte. Reste désormais à transformer cette conviction en résultats mesurables pour que l’édition 2026 devienne un jalon décisif dans la marche vers l’égalité.

Martin HIGDE NDOUBA

 

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