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Sao du Tchad : Comment peut-on refonder un football en laissant les entraîneurs mourir de faim ?

Depuis août 2025, le sélectionneur des Sao du Tchad et tout son staff attendent désespérément leurs salaires. Dans un pays où le football devrait être un vecteur d’unité et de fierté nationale, laisser les acteurs principaux travailler gratuitement est plus qu’un manquement : c’est une trahison. Comment peut-on parler de refondation du football tchadien lorsque ceux qui construisent l’avenir sont abandonnés ?

Le chantier du football paralysé

Le projet de refondation, lancé avec l’espoir de redonner aux Sao du Tchad leur éclat d’antan, est aujourd’hui en panne. Sans financement régulier, les entraîneurs perdent motivation et crédibilité, et les joueurs subissent les conséquences d’une gestion défaillante. Le football tchadien ne mérite pas cet immobilisme et ce mépris.

Ce n’est pas seulement une question de salaires : c’est une question de vision et de responsabilité. Le peuple tchadien, les jeunes talents et les supporters attendent des résultats concrets. Les Sao du Tchad représentent l’espoir d’une nouvelle génération de footballeurs, mais sans moyens, cet espoir se transforme en frustration et en désillusion.

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L’heure de la responsabilité

Il est temps que les autorités agissent : garantir les salaires, fournir les moyens nécessaires et assumer la refondation du football tchadien. Les Sao du Tchad ne sont pas seulement une équipe : ils sont l’image de tout un pays sur la scène sportive africaine et internationale. Les laisser à l’abandon, c’est trahir l’avenir du sport national.

Les Sao du Tchad méritent mieux qu’une gestion laxiste et des promesses non tenues. Le temps des excuses est révolu : il faut un engagement réel et immédiat. Redonner vie au football tchadien, c’est investir dans la fierté nationale et dans la jeunesse du pays

Martin HIGDE NDOUBA

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