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Ouagadougou-Bamako : que faut-il attendre de la visite du général Assimi Goïta ce jeudi ?

Assimi Goïta, le chef de l’État malien, est attendu ce jeudi 5 novembre 2026 à Ouagadougou pour une visite d’amitié et de travail. Cette rencontre avec le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, devrait donner un nouvel élan à la coopération bilatérale et à la dynamique de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES).

Une deuxième visite officielle qui renforce l’axe Ouagadougou-Bamako

Les relations entre le Burkina Faso et le Mali s’apprêtent à connaître un nouveau temps fort. Le président malien, le Général d’Armée Assimi Goïta, effectuera ce jeudi 5 novembre une visite d’amitié et de travail dans la capitale burkinabè. Une rencontre qui intervient dans un contexte marqué par le renforcement des liens politiques, diplomatiques et sécuritaires entre les deux pays.

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Il s’agira de la deuxième visite officielle du dirigeant malien à Ouagadougou depuis l’arrivée au pouvoir du Capitaine Ibrahim Traoré. Sa première visite remonte au 25 juin 2024. Ce nouveau déplacement traduit la volonté des deux chefs d’État de maintenir une concertation régulière et de consolider leur partenariat stratégique.

Au-delà du symbole diplomatique, cette visite intervient dans un contexte où la solidarité entre les deux peuples se manifeste également sur le terrain. L’accueil et l’assistance apportés par les autorités maliennes à des milliers d’orpailleurs burkinabè expulsés de Guinée, notamment pour faciliter leur retour vers le Burkina Faso, illustrent les liens de fraternité entre les deux pays.

Sécurité, économie et souveraineté : les grands dossiers au cœur des échanges

Cette rencontre entre Assimi Goïta et Ibrahim Traoré devrait également permettre d’aborder plusieurs dossiers stratégiques. Au premier rang figure la coopération sécuritaire, un enjeu majeur pour les deux pays confrontés à des défis communs. La coordination des actions militaires et le renforcement de la sécurité aux frontières demeurent des priorités pour les autorités de Ouagadougou et de Bamako.

Sur le plan économique, les échanges devraient porter sur les perspectives de coopération dans le cadre de la Confédération de l’AES. Les questions d’interconnexion des infrastructures, de développement des échanges commerciaux et de souveraineté économique et financière figurent parmi les grands chantiers qui mobilisent les États membres.

La dimension diplomatique ne devrait pas être en reste. Les deux dirigeants auront l’occasion de réaffirmer leur vision commune sur les grands enjeux régionaux et internationaux, dans un contexte de recomposition des alliances et des relations entre les États sahéliens et leurs partenaires.

Cette visite d’Assimi Goïta à Ouagadougou dépasse ainsi le cadre d’une simple rencontre protocolaire. Elle constitue un nouveau rendez-vous politique entre deux pays dont le rapprochement occupe une place centrale dans la dynamique de l’AES. Reste à savoir quelles nouvelles orientations concrètes sortiront de ces échanges pour donner davantage de portée à l’intégration régionale et à la coopération entre Bamako et Ouagadougou.

AMINA KABO DJARMAH

Source/Burkina Yawana 

 

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