ONU : le Burkina Faso défie les parrains du terrorisme
Le partenariat entre le Burkina Faso et l’Organisation des Nations Unies (ONU) a été réaffirmé lors d’un entretien de haut niveau. Après sa déclaration à l’Assemblée générale des Nations unies, le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a rencontré le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres.
Remerciements pour le soutien humanitaire et sécuritaire
Le Premier ministre a d’abord exprimé sa gratitude pour la facilitation de la participation de son pays à cette rencontre internationale, saluant la collaboration soutenue de l’ONU dans le domaine humanitaire.
Abordant la situation intérieure, il a présenté les actions vigoureuses et déterminantes entreprises par le gouvernement burkinabè pour la reconquête totale du territoire et l’amélioration du bien-être des populations. Il a souligné l’impact des initiatives présidentielles sur la vie quotidienne des Burkinabè. La pérennité de ce partenariat est essentielle pour soutenir ces efforts.

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Concernant la création de l’Alliance des États du Sahel (AES), le Chef du Gouvernement a insisté sur le fait qu’il s’agissait d’une initiative souveraine de trois États. Son objectif est clair : la mutualisation des forces pour lutter efficacement contre le terrorisme et bâtir un développement solidaire au bénéfice des peuples du Sahel. Ouédraogo a ensuite dénoncé sans détour les parrains du terrorisme, révélant que du matériel sophistiqué est régulièrement découvert dans les repaires ennemis détruits par les forces combattantes de l’AES. Le partenariat mondial doit se concentrer sur la lutte contre ce fléau.
Mise en Cause de la Communication Occidentale et Appel à la Réforme de l’ONU
Poursuivant ses propos, le Premier ministre a mis en cause la stratégie de communication mensongère orchestrée par la France et ses relais contre les pays de l’AES. Il y voit l’expression d’un ancien colon mécontent de la décision souveraine de rompre avec des accords léonins. M. Ouédraogo a martelé que le salut du Burkina Faso réside dans son sursaut patriotique, réaffirmant l’engagement du pays sur deux fronts : la lutte contre le terrorisme et la lutte pour le développement.

Dans la « franchise respectueuse », il a appelé l’ONU à dénoncer clairement le financement et le soutien du terrorisme et à s’engager dans une réforme profonde pour maintenir sa crédibilité et son utilité. Malgré ces réserves, il a réaffirmé la disponibilité du Burkina Faso à maintenir le dialogue et la collaboration avec les Nations unies.
Dès l’entame des échanges, le Secrétaire général António Guterres a rappelé les chaleureux souvenirs qu’il garde du Burkina Faso. Il s’est dit attristé par l’action des terroristes et a renouvelé l’engagement de son institution à accompagner le Burkina Faso sur la voie du développement.
Cet entretien a servi de « créneau » essentiel pour livrer la lecture correcte de la situation du Burkina Faso et de l’espace AES, confirmant l’ouverture du gouvernement au dialogue constructif et renforçant ainsi le partenariat établi.
CAROL SAWADOGO