N’Djamena: Senoussi Hassana Abdoulaye face aux défis de la capitale
À N’Djamena, le maire Senoussi Hassana Abdoulaye semble avoir fait de la nuit son nouveau terrain d’action. Le premier magistrat de la capitale multiplie les descentes nocturnes dans plusieurs secteurs stratégiques de la ville. Objectif affiché : évaluer l’efficacité de l’éclairage public, constater l’état de salubrité des grandes artères et lutter contre l’occupation anarchique du domaine public.
Des tournées nocturnes à forte portée symbolique
La dernière sortie en date a notamment conduit le maire Senoussi Hassana Abdoulaye sur le nouveau pont, devenu un point névralgique de la circulation urbaine. Commerce informel, stationnement illicite de véhicules, embouteillages chroniques : le tableau est bien connu des usagers. Sur place, Senoussi Hassana Abdoulaye a insisté sur la nécessité de rétablir l’ordre et de fluidifier le trafic, rappelant l’importance stratégique de cet ouvrage pour la mobilité urbaine.
Ces inspections nocturnes de Senoussi Hassana Abdoulaye, largement relayées, visent à montrer un exécutif municipal au contact des réalités du terrain, prêt à affronter les difficultés de la capitale à toute heure.
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Une capitale toujours confrontée aux mêmes maux
Pourtant, derrière cette mise en scène de l’action, les problèmes structurels de N’Djamena persistent. La capitale tchadienne demeure confrontée à une insalubrité chronique et à un déficit criant d’éclairage public. Dans de nombreuses voies publiques, les lampadaires sont à aux arrêts, réduits à de simples éléments décoratifs. Quant aux feux tricolores, souvent hors service, ils transforment les carrefours en zones à risque, aggravant l’insécurité routière.
L’occupation anarchique du domaine public, que ce soit par le commerce informel ou le stationnement sauvage, continue d’entraver la circulation et de dégrader le cadre de vie urbain.
Le temps des résultats attendus
Si la démarche du maire traduit une volonté politique de reprendre la main sur la gestion urbaine, les habitants attendent désormais des résultats concrets. À N’Djamena, les constats sont connus, répétés, parfois médiatisés. Ce qui fait défaut, selon de nombreux observateurs, c’est la traduction de ces inspections en politiques durables : maintenance régulière de l’éclairage, fonctionnement effectif des feux de signalisation, assainissement continu des artères et application rigoureuse des décisions municipales.
À force de veiller la nuit, le maire donne le signal d’une présence. Mais pour les Ndjaménois, l’urgence est ailleurs : voir enfin la capitale sortir de l’obscurité et du désordre pour entrer dans une dynamique de transformation réelle.
HIGDE NDOUBA Martin