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N’djamena: Quand la capitale cache un danger silencieux

Ce dimanche 18 janvier, 28 pistolets de différentes marques, 14 armes à feu et plus de 1 000 munitions ont été saisis dans la capitale tchadienne. À N’djamena, cette opération est présentée comme un succès sécuritaire, mais elle agit surtout comme un révélateur brutal d’un malaise profond. Une ville où de telles quantités d’armes circulent ne peut se dire sereine.

Deux arrondissements, un danger généralisé

Les saisies ont eu lieu dans seulement deux communes : le 2ᵉ et le 10ᵉ arrondissement. À N’djamena, cette précision glace le sang. Si un arsenal aussi important est découvert dans un espace aussi limité, que dire du reste de la ville ? Le problème n’est plus ponctuel, il devient structurel.

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Il serait tentant de féliciter les forces de défense et de sécurité. Pourtant, à N’djamena, l’heure n’est pas aux applaudissements mais à la lucidité. Cette saisie montre surtout ce qui a échappé au contrôle pendant trop longtemps. Une capitale ne devrait pas être un marché parallèle d’armes, ni un terrain où la peur s’installe silencieusement.

Une capitale qui effraie plus qu’elle n’attire

Quelle image renvoie aujourd’hui N’djamena ? Celle d’une ville sous tension, où la sécurité reste fragile. Dans ces conditions, parler de tourisme, d’investissements ou d’attractivité relève presque de l’illusion. Une capitale est une vitrine nationale ; lorsqu’elle inquiète, c’est tout le pays qui en subit les conséquences.

Cette saisie doit être un signal d’alarme. N’djamena doit cesser de banaliser l’inacceptable et affronter la réalité en face. Sans une réponse ferme, cohérente et continue, la capitale continuera de faire peur, là où elle devrait incarner la stabilité et l’espoir.

Martin HIGDE NDOUBA

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