N’Djamena noyée : pirogues et charrettes remplacent voitures et motos
N’Djamena, la capitale du Tchad, vit un paradoxe, malgré une faible pluviométrie, certains quartiers sont coupés du reste de la ville, obligeant les habitants à se déplacer en pirogues et charrettes.
Des quartiers du 7e arrondissements transformés en zones inaccessibles
N’Djamena est aujourd’hui confrontée à une situation qui interpelle. Dans plusieurs quartiers de la capitale tchadienne, notamment dans le 7e arrondissement, la circulation est devenue un véritable cauchemar. L’axe reliant Habbena à Atrone et Ambatta illustre bien cette réalité : routes impraticables, eaux stagnantes et déplacements impossibles sans recours à des moyens alternatifs.

A lire aussi / Tchad – Ghana : les SAO peuvent-ils créer l’exploit à domicile ?
N’Djamena, symbole d’une capitale en pleine croissance démographique, souffre d’un manque criant d’infrastructures adaptées. Les rues inondées traduisent l’absence d’un système efficace de drainage des eaux. Une situation qui affecte non seulement la mobilité, mais aussi la santé et l’économie locale.
Pirogues et charrettes, seules alternatives pour survivre aux inondations
Face à ces difficultés, les habitants du 7e arrondissement lancent un appel pressant aux autorités. Sans solutions rapides, N’Djamena risque de voir s’aggraver la précarité des familles déjà fragilisées. Les pirogues et charrettes, bien qu’ingénieuses, ne peuvent constituer une réponse durable aux problèmes d’accessibilité urbaine.
Aujourd’hui, plus que jamais, N’Djamena attend des réponses concrètes pour sortir de ce cycle infernal où chaque saison transforme certains quartiers en zones quasi impraticables.
MARTIN HIGDE NDOUBA