N’djamena: nouvelle année dans l’obscurité
Dans la capitale tchadienne, le passage à la nouvelle année n’a pas été synonyme de joie pour tous. Alors que les festivités du 01 janvier devraient être marquées par la lumière et l’espoir, plusieurs quartiers ont accueilli 2026 dans le noir, laissant les habitants face à une réalité devenue trop familière.
Une situation devenue banale
À N’djamena, les coupures d’électricité ne surprennent plus vraiment. Mais leur survenue lors d’un événement aussi symbolique choque davantage. Beaucoup de familles attendaient de cette soirée exceptionnelle un minimum de confort, ne serait-ce que pour partager un repas ou accueillir la nouvelle année dignement.
Le cas de N’djamena illustre les difficultés persistantes de l’approvisionnement en électricité dans le pays. Capitale politique et administrative, elle devrait pourtant bénéficier d’une attention particulière, tant son image reflète celle de l’État et de sa capacité à répondre aux besoins essentiels.
Un début d’année plein d’interrogations
N’djamena entame ainsi la nouvelle année dans l’attente de solutions concrètes. Plus qu’un simple désagrément, cette obscurité du réveillon pose la question de la gouvernance des services publics et de la place accordée aux besoins quotidiens des citoyens dans les priorités nationales.
La Société nationale d’électricité (SNE) est une nouvelle fois critiquée pour son incapacité à assurer une fourniture stable. Pour de nombreux citoyens, cette panne lors des fêtes symbolise un manque d’anticipation et de considération envers la population.
Martin HIGDE NDOUBA