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N’Djamena : les limites des campagnes de salubrité

Dans la capitale tchadienne, N’djamena, l’insalubrité s’impose comme un problème quotidien et visible à chaque coin de rue. Les ordures ménagères s’amoncellent, les déchets plastiques envahissent les caniveaux et des décharges sauvages surgissent au cœur des quartiers, exposant les populations à de graves risques sanitaires. Cette réalité contraste avec les ambitions affichées de faire de la ville un espace moderne et vivable.

Des autorités à l’épreuve du terrain

Face à cette situation préoccupante, les autorités communales de N’djamena tentent de multiplier les initiatives. Des campagnes de sensibilisation sont lancées, des opérations de nettoyage sont organisées et une journée dédiée à la salubrité est régulièrement annoncée. Mais sur le terrain, l’impact reste limité. Le manque de moyens logistiques, l’insuffisance de bennes à ordures et l’absence d’un système de collecte efficace compliquent sérieusement la tâche.

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Au-delà des efforts institutionnels, la question du civisme se pose avec acuité à N’djamena. Beaucoup de citoyens continuent de jeter les déchets dans la rue ou dans les terrains vagues, ignorant les règles élémentaires d’hygiène. La journée de salubrité, censée mobiliser toute la population, est rarement respectée par la majorité, transformant une bonne initiative en simple rituel sans réel effet durable.

Vers une approche plus durable

Moderniser la gestion des déchets à N’djamena exige une stratégie globale. Il s’agit d’investir dans des infrastructures adaptées, de renforcer la collecte régulière et surtout d’impliquer durablement les citoyens. Sans une prise de conscience collective, les actions ponctuelles resteront insuffisantes pour transformer le visage de la capitale.

La propreté de N’djamena ne peut pas reposer uniquement sur les autorités communales. C’est un pari collectif, où chaque habitant a un rôle à jouer. À ce prix seulement, la capitale tchadienne pourra espérer rompre avec l’insalubrité chronique et s’inscrire dans une dynamique urbaine plus saine et plus moderne.

Martin HIGDE NDOUBA

 

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