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N’Djamena : les animaux errants finissent dans les assiettes des détenus

À N’Djamena, la lutte contre la divagation des animaux suscite une nouvelle polémique dans le 10e arrondissement, où 53 bêtes saisies ont servi de repas aux détenus de la maison d’arrêt de Klessoum. Une mesure administrative que les autorités jugent nécessaire, mais qui peine à convaincre une partie des habitants de la capitale. 

Depuis plusieurs mois, les services municipaux du 10e arrondissement de la commune de N’Djamena tentent d’endiguer la présence croissante d’animaux errants dans les rues. Les élus estiment que cette dérive menace la sécurité et contribue à la dégradation des espaces publics. Pour eux, la saisie des animaux représente un moyen de rappeler à l’ordre les propriétaires imprudents. Mais, beaucoup dénoncent une décision précipitée, prise sans réelle concertation.

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Dans un pays où l’élevage reste profondément enraciné dans la culture, cette décision crée un malaise. “Offrir les animaux des particuliers aux prisonniers n’est pas une solution durable”  déplore Oumar Sanda, habitant du quartier Hilé Houdjadj, dans le 10e arrondissement de N’Djamena. 

Il est important de prendre des mesures plus réfléchies : sensibilisation des éleveurs, création d’enclos publics, amendes proportionnelles. Autant d’options qui permettraient de concilier  mode de vie traditionnel et exigences urbaines.

Alors que le débat enfle sur la toile, une question demeure : comment instaurer une régulation juste et équilibrée, respectant à la fois les besoins de la ville et la dignité des familles éleveuses ? L’affaire des 53 animaux pourrait bien ouvrir la voie à une réforme plus large de la gestion de l’élevage en milieu urbain dans tout N’Djamena. 

HIGDE NDOUBA Martin 

 

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