Médecine traditionnelle : le Burkina mise sur la recherche pour mieux valoriser ses savoirs
La médecine traditionnelle entend franchir un nouveau cap grâce à la recherche scientifique. Réunis le samedi 5 septembre 2026 à Manga, dans le Nazinon, à l’occasion de la 24e Journée africaine de la médecine traditionnelle (JAMT), les acteurs du secteur ont appelé à mieux documenter, évaluer et valoriser les savoirs endogènes pour renforcer leur contribution à la santé des populations.
La recherche pour mieux valoriser les savoirs endogènes
La médecine traditionnelle repose depuis longtemps sur la transmission des connaissances ancestrales. La 24e Journée africaine de la médecine traditionnelle, couplée à la clôture de la 14e Semaine nationale de la médecine traditionnelle et alternative (SNMT), a mis l’accent sur la recherche et le développement pour mieux exploiter ce potentiel.

Le camarade ministre de la Santé, Robert Kargougou, a souligné que la médecine traditionnelle constitue un premier recours pour 80 % de la population. Il a appelé à renforcer la collaboration entre les praticiens, les chercheurs et les universitaires afin de documenter les savoirs et d’éviter leur disparition.
La médecine représente également un potentiel économique à travers la production et la transformation des plantes médicinales ainsi que le développement de médicaments traditionnels. Selon le ministre, ces activités peuvent contribuer à créer des emplois et à réduire la dépendance du Burkina Faso vis-à-vis des médicaments importés.
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Vers une meilleure intégration dans le système de santé
Robert Kargougou souhaite que la médecine traditionnelle puisse dialoguer avec la médecine occidentale, dans le respect des compétences, des exigences scientifiques et de la réglementation. Il a également annoncé que son département entend augmenter le financement consacré au secteur.

Le parrain de la cérémonie, naaba liguidi de Kassougou, a insisté sur la nécessité de poursuivre l’accompagnement des praticiens à travers l’autorisation d’exercice, la formation continue et le soutien aux travaux de recherche et d’évaluation.
La médecine devra enfin être valorisée dans le respect de la propriété des savoirs détenus par les communautés.
Bibata NAON