Ligue provinciale de N’Djamena : élégance oubliée, football en retard
Sur les pelouses modernes, le football ne se joue plus seulement avec les pieds, mais aussi avec l’image. Pourtant, au bord des terrains de la ligue provinciale de N’Djamena au Tchad, l’apparence des entraîneurs semble figée dans un autre temps.
Le football moderne, une question d’image
Dans le football contemporain, l’entraîneur est devenu un symbole. Costume strict à l’européenne ou survêtement soigneusement assorti, chaque détail compte. Au bord de la pelouse, l’image projetée participe à la crédibilité du club, du championnat et même du pays. Cette réalité est largement ignorée au sein de la ligue provinciale de Ndjamena, où l’accoutrement des entraîneurs laisse perplexe.
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Un banc de touche d’un autre siècle
Shorts froissés, sandales, t-shirts délavés ou casquettes mal assorties : le spectacle offert sur les bancs de touche rappelle davantage le football amateur d’antan que les exigences actuelles. À la ligue provinciale de Ndjamena, cette négligence vestimentaire traduit un manque de normes et une absence de vision moderne du football local.
Il ne s’agit pas de snobisme, encore moins d’imposer le luxe. L’élégance est avant tout une discipline. Un entraîneur bien habillé impose naturellement le respect, inspire ses joueurs et valorise la compétition. En négligeant cet aspect, la ligue provinciale de N’djamena entretient l’image d’un football resté en marge de l’évolution mondiale.

L’exemple camerounais à suivre
Au Cameroun, la FECAFOOT(Fédération camerounaise football de a franchi le pas en imposant un code vestimentaire strict aux entraîneurs lors des compétitions officielles. Résultat : une image plus professionnelle et une meilleure perception du championnat. La ligue provinciale de N’djamena gagnerait à s’inspirer de cet exemple pour relever le niveau, au moins visuellement.
L’élégance ne viendra pas spontanément. Elle doit être encadrée, exigée et contrôlée. C’est à la ligue provinciale de Ndjamena d’assumer ce rôle, en imposant un minimum de règles vestimentaires aux entraîneurs, afin de rompre avec les pratiques d’un football dépassé.
Martin HIGDE NDOUBA