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L’enseignement supérieur privé se réinvente au Burkina Faso

Le gouvernement burkinabè engage une refonte  du cadre réglementaire des établissements privés d’enseignement supérieur. Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a présenté, mardi 18 novembre 2025 à Ouagadougou, les nouvelles mesures destinées à mieux encadrer les Institutions Privées d’Enseignement Supérieur (IPES).

 

Le ministère impose désormais un statut strict. Toute IPES devra être une personne morale de droit burkinabè. Son contrôle devra relever de ressortissants burkinabè. Le siège social devra être installé au Burkina Faso. Le premier responsable devra aussi résider sur le territoire national.

 

Le gouvernement exige un renforcement du corps enseignant. Les IPES devront compter au moins 20 % d’enseignants permanents titulaires d’un doctorat après dix ans d’existence. Ce taux devra atteindre 50 % après vingt-cinq ans de fonctionnement.

 

 L’enseignement supérieur privé entre dans une nouvelle ère

 

Les réformes touchent également l’offre de formation. Les filières en Sciences infirmières et obstétricales seront désormais réservées aux instituts publics d’enseignement supérieur et de recherche. Les IPES ne pourront plus les dispenser.

Lire aussi: Réforme de l’enseignement supérieur : des examens nationaux uniformisés pour tous

L’évaluation académique se durcit. Des examens nationaux deviendront obligatoires pour les licences, masters et doctorats. Toutes les IPES devront y soumettre leurs étudiants, y compris celles qui n’interviennent pas dans les sciences de la santé.

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Le ministère affirme que ces mesures visent à améliorer la qualité de l’enseignement supérieur privé et à garantir un meilleur encadrement pédagogique des étudiants.

 

Flora BARO

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