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Guéréda : 50 hectares pour restaurer la biodiversité

Dans l’est du Tchad, Guéréda veut tourner la page de la dégradation environnementale. Les autorités locales ont mis à disposition 50 hectares d’une ancienne forêt au ministère de l’Environnement afin de restaurer les écosystèmes, renforcer la couverture végétale et préparer une nouvelle génération de plants adaptés aux réalités climatiques de la zone.

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Forêt abandonnée retrouve une nouvelle vocation

À Guéréda, la reconquête écologique prend forme. Sur un espace autrefois marqué par la disparition progressive du couvert végétal, les autorités locales ont décidé d’agir en cédant 50 hectares au ministère de l’Environnement pour un vaste programme de restauration de la biodiversité.

Cette initiative intervient dans un contexte où les effets du changement climatique, la pression démographique et les activités humaines fragilisent les ressources naturelles. La disparition des forêts entraîne une perte d’habitats pour plusieurs espèces, accentue l’érosion des sols et réduit la capacité des terres à résister aux épisodes de sécheresse.


Pour les responsables du projet, il ne s’agit pas seulement de planter des arbres, mais de reconstruire un équilibre écologique durable. Le site doit devenir un espace de production de plants destinés au reboisement de la zone.

Une pépinière pour préparer l’avenir

Présent sur le terrain, le ministre de l’Environnement, Hassan Bakhit Djamous, a donné le coup d’envoi des travaux avec la pose de la première pierre du site de production de pépinières. Cette infrastructure doit permettre de produire des plants adaptés aux conditions locales avant leur mise en terre.

La cérémonie a également été marquée par une opération symbolique de plantation d’arbres. Un geste qui traduit la volonté des autorités de faire de la restauration des paysages une priorité dans la lutte contre les conséquences du changement climatique.

À Guéréda, cette initiative dépasse le simple cadre environnemental. Elle représente aussi une opportunité pour sensibiliser les populations à la protection des ressources naturelles et encourager une gestion responsable des terres.

Défi de la préservation sur le long terme

Si la plantation d’arbres constitue une étape importante, la réussite du projet dépendra surtout de l’entretien et de la protection des espaces restaurés. Les spécialistes de l’environnement rappellent régulièrement que les programmes de reboisement nécessitent un suivi permanent pour garantir la survie des plantes.

Le choix de restaurer une ancienne forêt à Guéréda illustre une nouvelle approche : passer d’une logique d’exploitation des ressources naturelles à une démarche de régénération des écosystèmes.
Dans cette partie du pays, où les terres sont confrontées à de multiples pressions, la restauration de ces 50 hectares pourrait devenir un modèle pour d’autres initiatives similaires. Guéréda entend ainsi écrire une nouvelle page de son histoire environnementale, celle d’un territoire qui mise sur la nature pour préparer l’avenir.

Martin HIGDE NDOUBA

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