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Goz-Beïda : l’école officielle au bord du délabrement

Fondée en 1942, l’École Officielle de Goz-Beïda a formé des générations de cadres de la province du Sila et du Tchad. Malgré son rôle historique, aucun travail de rénovation n’a été entrepris depuis 1998, laissant ce monument de l’éducation menacé par les termites et l’usure du temps.

Pour les habitants de Goz-Beïda, cette école n’est pas seulement un lieu d’apprentissage : elle incarne la mémoire collective de la ville. Des enseignants, magistrats et cadres originaires de la province y ont fait leurs premiers pas scolaires, et ses murs portent encore l’empreinte de décennies de savoir. Aujourd’hui, certaines salles sont inutilisables, les toitures fragiles et les infrastructures détériorées, malgré la construction récente de nouveaux bâtiments dans la ville.

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La situation a suscité l’inquiétude des parents et des habitants de Goz-Beïda, qui appellent à une mobilisation urgente. La délégation de l’Éducation nationale et les cadres originaires de la province sont invités à unir leurs efforts pour restaurer l’école et préserver ce patrimoine éducatif. Il ne s’agit pas seulement de réparer des murs : c’est un geste symbolique, un engagement envers l’histoire et l’avenir des enfants de Goz-Beïda.

En dépit des années d’abandon, l’École Officielle conserve une valeur patrimoniale forte. Les nouvelles générations qui y entrent ressentent l’importance de cet héritage, conscient que cet établissement a façonné le destin de nombreux citoyens. Pour la ville de Goz-Beïda, sa sauvegarde est un impératif : laisser disparaître cette école reviendrait à effacer une partie de son histoire.

La mobilisation pour la réfection de l’École Officielle de Goz-Beïda est donc urgente. Préserver ce monument historique, c’est offrir aux enfants un cadre digne et poursuivre la mission éducative commencée il y a plus de huit décennies. L’avenir de l’école et de la ville dépend désormais de la volonté collective de ses habitants et de ses cadres.

HIGDE NDOUBA Martin 

 

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