FTFA : Tahir Oloy Hassan mène-t-il le football tchadien droit dans le mur ?
Élu dans un climat de fortes contestations, Tahir Oloy Hassan était attendu comme l’homme du redressement. Celui qui devait restaurer la crédibilité de la Fédération tchadienne de football association (FTFA) semble, au contraire, installer durablement le malaise. Les décisions s’enchaînent, les crises s’accumulent, et le football tchadien continue de glisser sur une pente dangereuse sous sa direction.
Une fédération minée par les contradictions
La suspension de deux présidents de ligue, tolérée au sommet de la fédération, a constitué une première rupture avec les règles élémentaires de gouvernance sportive. Cette situation ubuesque, jamais clairement expliquée, a jeté le trouble chez les acteurs du football national. Pour beaucoup, elle a révélé l’incapacité de Tahir Oloy Hassan à imposer une ligne claire de gestion.
La démission collective de trop
Le malaise s’est accentué avec la démission collective de la Commission d’arbitrage. Dans une lettre datée du 5 janvier 2026 et adressée au président de la FTFA, les arbitres ont acté leur départ, officiellement enregistré le 6 janvier. Un geste fort, lourd de sens, qui traduit une perte totale de confiance envers la gestion actuelle incarnée par Tahir Oloy Hassan.
Une décision qui défie toute logique
Plus troublant encore, une décision administrative annonçant le remplacement des membres démissionnaires a été signée avant même le dépôt officiel de leur lettre. Une précipitation qui interroge et choque. Cette manière de gouverner, faite d’anticipations opaques et de procédures bafouées, renforce l’idée d’un pilotage improvisé sous l’ère Tahir Oloy Hassan.
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Ces dysfonctionnements répétés fragilisent un football déjà affaibli par le manque de moyens, l’absence de résultats et la défiance généralisée. Arbitres, dirigeants, joueurs et supporters partagent aujourd’hui le même sentiment : celui d’un système à la dérive. Beaucoup estiment que le football tchadien traverse l’une des périodes les plus sombres de son histoire récente, aggravée par les choix contestés de Tahir Oloy Hassan.
L’heure des responsabilités

La FTFA a besoin d’un sursaut immédiat. Gouverner, ce n’est pas seulement décider, c’est écouter, rassembler et respecter les règles. À défaut d’un changement profond de méthode, Tahir Oloy Hassan risque de laisser derrière lui une fédération affaiblie, discréditée et durablement rabougrie. Le football tchadien mérite mieux qu’une gestion dans la confusion permanente.
Martin HIGDE NDOUBA