FTFA: les zones d’ombre d’un démenti officiel
Par un communiqué publié le vendredi 9 janvier 2026, la Fédération Tchadienne de Football Association (FTFA) a tenté de calmer la tempête provoquée par des informations faisant état d’une démission collective au sein de la Commission des Arbitres. Une polémique devenue virale sur les réseaux sociaux et qui a rapidement enflammé le milieu du football national.
La version officielle de la FTFA
Dans sa mise au point, la FTFA dément catégoriquement toute « démission collective » et parle plutôt de simples « ajustements administratifs internes ». Selon l’instance fédérale, la Commission des Arbitres n’est ni dissoute ni paralysée, puisqu’« un membre sur les cinq reste toujours en fonction ». Une précision destinée à rassurer l’opinion sportive et à défendre la continuité institutionnelle prônée par la FTFA
Vérité derrière le communiqué de la FTFA
Cette version est cependant battue en brèche par le président des membres démissionnaires de la Commission des Arbitres, Zakaria Lawandji. Selon lui, les raisons de leur démission sont clairement consignées dans une lettre officielle adressée à la FTFA. Plus qu’un simple désaccord administratif, il s’agirait d’un malaise profond lié à des pressions répétées. Cette position met directement en cause la FTFA, accusée d’ingérence dans les affaires arbitrales et de pratiques favorisant certains intérêts au détriment de l’équité sportive.
Un malaise profond du football tchadien
Au-delà du démenti et des versions contradictoires, cette affaire met en lumière un malaise structurel. La gestion de l’arbitrage, pilier de la crédibilité des compétitions, apparaît fragilisée, et l’image de la FTFA sort écornée de cet épisode, appelant à une réforme en profondeur pour restaurer la confiance dans le jeu.
Martin HIGDE NDOUBA