Enseignement supérieur : Tchad et Algérie passent aux actes
Le Tchad et l’Algérie accélèrent leur rapprochement dans les domaines de la formation et du savoir. En visite à N’Djamena, une délégation algérienne a engagé avec les autorités tchadiennes des discussions destinées à transformer les engagements politiques en actions concrètes. Au cœur des échanges : l’enseignement supérieur, la formation professionnelle et l’insertion des jeunes.
A Lire aussi/Mahamat Idriss Deby réaffirme l’engagement du Tchad envers la CEEAC
Des engagements qui passent à l’action
La coopération entre N’Djamena et Alger franchit une nouvelle étape. Le ministre tchadien de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Formation professionnelle, Dr Sitack Yombatina, a reçu l’ambassadeur d’Algérie au Tchad, Fayçal Djaouti, accompagné d’une délégation du ministère algérien de la Formation professionnelle.
Pour les autorités tchadiennes, cette visite intervient à un moment stratégique. Elle vise à traduire en réalisations concrètes les engagements pris lors de la récente rencontre bilatérale organisée à Alger. Le ministre a souligné que cette mission s’inscrit pleinement dans la vision des deux États de renforcer durablement l’enseignement supérieur et la qualification des ressources humaines.
Au-delà des déclarations diplomatiques, les deux gouvernements affichent leur volonté de bâtir un partenariat capable de répondre aux défis de l’employabilité et de la modernisation des systèmes de formation.
Coopération tournée vers les compétences
L’ambassadeur Fayçal Djaouti a salué la solidité des relations entre les deux pays, qu’il attribue à la volonté politique des présidents tchadien et algérien. Selon lui, la mission d’experts a pour objectif d’assurer le suivi des accords signés et d’en définir les modalités d’application.
Les priorités identifiées sont claires : renforcer l’enseignement supérieur, former les formateurs, accompagner les réformes du ministère et améliorer l’insertion professionnelle des jeunes grâce à une meilleure orientation vers les métiers porteurs.
Cette approche illustre une coopération Sud-Sud davantage axée sur le transfert de compétences que sur une simple assistance technique.
Feuille de route pour des résultats concrets
Le ministre Dr Sitack Yombatina a rappelé que cette initiative traduit la volonté commune des deux chefs d’État de donner une dimension opérationnelle à leur partenariat. Pour le Tchad, le développement de l’enseignement supérieur constitue un levier essentiel pour préparer une jeunesse capable d’accompagner les mutations économiques et technologiques.
Les experts tchadiens et algériens ont ainsi ouvert une séance de travail technique destinée à élaborer une feuille de route commune. Celle-ci devra identifier les projets prioritaires, les calendriers d’exécution et les mécanismes de suivi.
Dans un contexte où les besoins en qualification deviennent de plus en plus pressants, cette coopération pourrait offrir au Tchad des opportunités nouvelles pour moderniser l’enseignement supérieur, renforcer les compétences nationales et rapprocher davantage la formation des exigences du marché de l’emploi.
Si les engagements annoncés se concrétisent, l’enseignement supérieur pourrait devenir l’un des principaux piliers du partenariat stratégique entre N’Djamena et Alger, au bénéfice de toute une génération d’étudiants et de professionnels.
Martin HIGDE NDOUBA

