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Crise diplomatique : l’ONU et le Burkina Faso au bord de la rupture ?

Le gouvernement du Burkina Faso a récemment déclaré la coordinatrice résidente de l’ONU, Carol Flore-Smereczniak, persona non grata. L’annonce a été faite, lundi 18 août par le porte-parole du gouvernement, Gilbert Ouédraogo, dans un communiqué diffusé à la télévision nationale. 

Les accusations du gouvernement burkinabè contre l’ONU

Cette décision entraîne son expulsion immédiate du pays. Les autorités burkinabè reprochent à la représentante de l’organisation des Nations Unies (ONU) d’avoir co-présidé un rapport intitulé « Les enfants et le conflit armé au Burkina Faso », qu’elles considèrent comme « partiel et sans fondement ».

Le rapport en question, selon les autorités, assimile sans distinction les groupes armés terroristes aux Forces de Défense et de Sécurité (FDS) burkinabè. Le gouvernement dénonce l’absence de preuves concrètes et de décisions judiciaires pour étayer les faits rapportés dans le document.  

 

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De plus, il déplore de ne pas avoir été associé au processus de rédaction du rapport. Pour Ouagadougou, ce document est un exemple de la manière dont certaines agences de l’ONU utilisent « volontairement des termes équivoques » pour minimiser les violences subies par la population. Une mise en garde officielle avait d’ailleurs déjà été adressée à ces agences en mars 2025.

Une relation de plus en plus tendue avec l’organisation internationale

Cette mesure marque une nouvelle étape dans les tensions croissantes entre le Burkina Faso et l’ONU. Il est important de noter que ce n’est pas la première fois qu’une telle décision est prise. 

l'ONU

En effet, en décembre 2022, la précédente coordinatrice résidente, Barbara Manzi, avait déjà été expulsée dans des circonstances similaires. L’expulsion de Mme Flore-Smereczniak renforce la position du gouvernement, qui estime que la coordinatrice de l’ONU « n’est plus une interlocutrice crédible ». 

CAROL SAWADOGO 

 

 

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