Contrôle renforcé : des villas meublées fermées à Ouagadougou
Le contrôle est renforcé dans le secteur touristique. Le ministère en charge du Tourisme a lancé une opération de terrain contre les appartements meublés exerçant sans autorisation, avec des fermetures immédiates dans plusieurs quartiers de la capitale.
Mercredi 28 janvier 2026, une équipe conduite par la Direction générale du tourisme (DGT), accompagnée de représentants du ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, a sillonné certains secteurs de Ouagadougou pour vérifier la conformité des villas meublées. Cette action de Contrôle marque une nouvelle étape après plusieurs mois de sensibilisation des promoteurs.
Des villas scellées à Kalgondin
Dans le quartier Kalgondin, deux sites ont été fermés à l’issue du contrôle. Le premier promoteur, François Kaboré, a reconnu avoir entamé des démarches de régularisation sans les finaliser à temps. Constatant la fermeture de sa villa, il a annoncé vouloir se rendre rapidement à la DGT pour se conformer aux règles et relancer son activité.
Sur le second site, Soumaïla Guira a affirmé disposer des documents nécessaires mais ne pas les avoir encore déposés officiellement. À la suite du contrôle, il s’est engagé à régulariser sa situation dans les plus brefs délais afin de reprendre ses activités légalement.
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Plus de 250 sites recensés dans huit villes

Le conseiller technique du ministre chargé du Tourisme, Abdoulaye Djoni, a expliqué que ce contrôle s’inscrit dans une stratégie globale engagée depuis 2025. Entre juin et août de cette année-là, une vaste opération de recensement et de sensibilisation avait été menée dans huit villes : Ouagadougou, Koudougou, Bobo-Dioulasso, Tenkodogo, Banfora, Ouahigouya, Kaya et Fada N’Gourma, avec plus de 250 villas identifiées.
Pour la seule capitale, 100 sites ont déjà fait l’objet d’un contrôle, dont seulement deux étaient en règle. Cette opération de contrôle vise également à protéger les consommateurs et à assainir l’offre d’hébergement touristique, souvent marquée par des pratiques informelles pouvant poser des problèmes de sécurité, de fiscalité et de qualité de service. Selon les responsables de la DGT, la régularisation permettra non seulement d’améliorer la traçabilité des établissements, mais aussi de renforcer la compétitivité du secteur touristique national, en offrant aux visiteurs des infrastructures conformes aux normes en vigueur et reconnues par l’administration.
Abdoulaye Djoni a précisé que la campagne va se poursuivre dans les autres localités et s’étendre prochainement aux hôtels, résidences touristiques et restaurants. Il a invité les acteurs du secteur à se munir rapidement des autorisations requises, rassurant qu’un délai d’environ un mois est nécessaire pour obtenir les documents de conformité après dépôt des dossiers.
Pingd-Manegda Laure Christianne (stagiaire)