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Axe marché à mil-Dembé-10 octobre : le calvaire des usagers

Entre nids-de-poule, poussière et promesses inachevées, l’axe marché à mil-Dembé-10 octobre cristallise la colère des habitants de N’Djamena. Lancés depuis plusieurs mois, les travaux de réhabilitation peinent à avancer alors que la saison des pluies approche dangereusement. Sur cette voie stratégique, les usagers dénoncent l’indifférence des autorités face à une dégradation devenue insupportable.

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Route abandonnée au milieu des promesses

À N’Djamena, certaines routes racontent à elles seules l’état du quotidien des citoyens. L’axe marché à mil-Dembé-10 octobre fait aujourd’hui partie de ces symboles du malaise urbain. Jadis fréquentable malgré ses imperfections, cette voie est devenue un véritable parcours du combattant pour les automobilistes, les motocyclistes et les piétons.

Chaque jour, des centaines d’usagers empruntent l’axe marché à mil-Dembé-10 octobre pour rejoindre leurs lieux de travail, les marchés ou les quartiers périphériques. Mais au lieu d’un trajet normal, ils affrontent des crevasses béantes, des flaques stagnantes et une poussière suffocante. À certains endroits, la chaussée semble totalement abandonnée, comme si les travaux avaient été stoppés brutalement.

Pour Hassan, jeune conducteur de moto-taxi, la situation devient économiquement invivable.
« Wallaye, la route marché à mil-Dembé-10 octobre est source de la panne de ma moto au quotidien », déplore-t-il avec amertume.

Des travaux lancés puis oubliés

Pourtant, un projet de réhabilitation avait été annoncé en grande pompe en août dernier. Les autorités avaient promis une transformation rapide de l’axe marché à mil-Dembé-10 octobre avec un délai d’exécution fixé à six mois. Presque une année plus tard, les habitants peinent toujours à voir des avancées concrètes.

Les machines ont disparu par endroits, les gravats sont restés sur la chaussée et plusieurs tronçons demeurent impraticables. Cette lenteur alimente la colère des riverains qui dénoncent un manque de suivi et une absence de considération pour les populations.

Pendant ce temps, le ministre des Infrastructures, du Désenclavement et de l’Entretien Routier, Amir Idriss Kourda, multiplie les réunions autour d’autres projets routiers. Lors d’une rencontre avec les responsables de SOGEA-SATOM, il a exhorté l’entreprise à accélérer les travaux des rues 4 et 6, notamment les axes 10 octobre-Ambata et Grillage-Hydrocarbures.

Mais pour de nombreux habitants, une question demeure : pourquoi l’axe marché à mil-Dembé-10 octobre semble-t-il relégué au second plan ?

Capitale moderne peut-elle ignorer ses routes ?

À l’approche de la saison pluvieuse, les inquiétudes grandissent. Les usagers redoutent déjà les inondations, les embouteillages monstres et les accidents qui accompagneront l’état actuel de l’axe marché à mil-Dembé-10 octobre. Beaucoup estiment que les autorités devraient emprunter elles-mêmes cette route afin de mesurer l’ampleur des souffrances quotidiennes des citoyens.

Car une capitale qui aspire à la modernité ne peut continuer à exposer des routes dégradées comme vitrine urbaine. Aujourd’hui, pour de nombreux habitants, l’axe marché à mil-Dembé-10 octobre reste le pire symbole du retard des infrastructures à N’Djamena.

Martin HIGDE NDOUBA

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