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Avenue de la mort : pourquoi N’Djamena a rouvert cette route redoutée ?

Connue pour sa dangerosité depuis des années,  l’artère qui mène devant le palais Rose, notamment la présidence de la République est surnommée l’avenue de la mort. Et pour cause, ceux qui passent s’exposent à la mort, pas par accident de circulation. Mais souvent sous les balles de la garde présidentielle pour des 

mesures sécuritaires. 

Fermée depuis plusieurs mois pour des raisons de sécurité, l’avenue du Général Kerim Nassour, une artère stratégique et un raccourci pour se rendre au centre ville de la capitale, est désormais ouverte aux usagers à deux sens. Une décision qui intervient après une masse critique au son des sonnettes. Mais pour de nombreux N’djamenois, la meilleure solution est la délocalisation de la présidence de la République. 

Bien que l’avenue de la mort demeure un axe vital, bordé d’institutions et emprunté  le plus souvent par les fonctionnaires pour se rendre à leurs lieux de service, sur cette artère les balles parlent à la place des mots. 

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C’est la seule réponse aux infractions routières. Depuis le début de l’année, près de dix personnes y ont perdu la vie, tuées par balles tirées par la garde républicaine. 

 

         Pourquoi la réouverture de l’avenue de la mort ? 

 

En rappel, au terme de la décision N°01 de la Mairie, du 13 janvier 2025, il est instauré une circulation à sens unique sur l’Avenue Karim Nassour, à partir de l’intercession avec l’avenue Gaourang jusqu’à l’avenue Galmai. Cette mesure cause des morts, à l’exemple de Haitassidi Hinim-Bayna Jérémie, tombé sous les balles de la garde présidentielle. Son tort est d’avoir emprunté la voie en sens interdit. 

 

“Tout le monde sait que cette artère est problématique. Sa réouverture est plus qu’un piège” estime Issa un clandoman. 

 

Sans tabou, la terreur d’emprunter la route  de la présidence de la République règne à jamais. La meilleure solution est de sécuriser cette artère en plaçant les gardes républicaines à l’intérieur de la présidence et des policiers de la circulation routière tout au long de cette voie pour la sécurité des usagers. 

 

HIGDE NDOUBA Martin 

 

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