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ATEBAM : une crise qui menace l’unité de l’église baptiste au Tchad

Ce dimanche 8 février 2026, à N’Djamena, les fidèles et responsables de l’Association des Églises Baptistes Évangéliques au Tchad (ATEBAM) ont manifesté leur colère. Leur message est clair : toute tentative de dissolution de leur organisation est inacceptable. Derrière cette crise, se cache une gestion administrative partiale, qui met en péril l’unité et la crédibilité de l’ATEBAM.

Des autorités pointées du doigt

Le président de l’ATEBAM, le pasteur Manga Jean, n’a pas mâché ses mots lors d’un point de presse. Selon lui, le ministère de l’Administration du Territoire a aggravé le conflit opposant l’association au Pasteur Benjamin par une ingérence désastreuse. Cette « mauvaise gestion », dénonce-t-il, exacerbé les tensions au lieu de les apaiser, laissant planer le risque de divisions irréversibles au sein de l’ATEBAM.

Face à cette situation explosive, le pasteur Manga Jean a officiellement sollicité l’intervention du ministre de tutelle, Limane Mahamat, et celle du Président de la République, le maréchal Mahamat Idriss Déby Itno. Il s’agit d’obtenir une médiation directe pour sauver la paix et l’unité de l’église baptiste, et pour que l’ATEBAM ne devienne pas la victime de choix administratifs contestables.

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L’avenir de l’église est en jeu

Cette crise montre à quel point les organisations religieuses peuvent être vulnérables face aux conflits internes et aux interventions extérieures mal calibrées, garante de la foi et de la cohésion de milliers de fidèles, mérite un traitement équitable et respectueux. Toute décision arbitraire pourrait porter atteinte à son intégrité et à la paix au sein de la communauté baptiste.

L’ATEBAM appelle au dialogue, à la médiation et à une justice transparente. Le message est fort : l’église n’acceptera pas d’être fragilisée par des pratiques administratives partiales. L’avenir de la communauté baptiste tchadienne dépendra de la capacité des autorités à écouter, comprendre et agir pour préserver l’unité de l’ATEBAM.

Martin HIGDE NDOUBA

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