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AES : vers une souveraineté monétaire enfin assumée 

Le 23 décembre 2025 restera une date gravée dans l’histoire de la Confédération des États du Sahel (AES). À Bamako, les présidents Assimi Goïta (Mali), Abdourahamane Tiani (Niger) et Ibrahim Traoré (Burkina Faso) ont inauguré la Banque Confédérale d’Investissement et de Développement (BCID-AES), symbole tangible de la volonté de l’AES de renforcer sa souveraineté monétaire. Cette banque confédérale marque un tournant décisif pour une région longtemps dépendante des monnaies héritées de la colonisation.

Soixante ans d’indépendance et le défi de la monnaie

Plus de six décennies après leurs indépendances, les États africains restent largement tributaires de la monnaie coloniale pour leurs transactions et leurs échanges internationaux. L’Alliance des Etats du Sahel, en créant la BCID-AES, envoie un signal fort : l’autonomie financière est désormais une priorité. Ce geste soulève une question essentielle pour le continent : comment passer de la dépendance à la maîtrise de sa politique monétaire ? La réponse pourrait bien se trouver dans l’exemple de l’AES.

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AES : vers une souveraineté monétaire enfin assumée 
Au-delà de sa fonction économique, la BCID-AES est un message politique clair. L’initiative de l’Alliance des Etats du Sahel interpelle les autres pays africains : rejoindre cette dynamique de souveraineté monétaire n’est plus une option, mais une nécessité pour qui souhaite participer activement à la construction d’une Afrique autonome. La création de cette banque démontre que l’unité régionale peut devenir un moteur de transformation économique et financière.

Vers une nouvelle ère pour l’Afrique

L’Alliance des Etats du Sahel pose ainsi les bases d’une intégration régionale renforcée et d’une autonomie financière qui pourrait inspirer tout le continent. La BCID-AES est un instrument stratégique, capable d’influer sur la politique monétaire, de soutenir les projets nationaux et régionaux, et de réduire la dépendance vis-à-vis des institutions financières internationales. 

Pour l’AES, l’avenir se construit dès aujourd’hui, avec une vision claire : affirmer la souveraineté économique et donner à ses États membres les moyens de peser sur les grandes décisions du continent.

Martin HIGDE NDOUBA

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