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De l’akoumé au fufu : Kara célèbre les richesses de la cuisine locale

La gastronomie togolaise ne se résume pas aux saveurs qu’elle offre. Elle raconte aussi l’histoire des communautés, valorise les produits agricoles et ouvre des perspectives économiques. À Kara, la célébration régionale de la 4ᵉ édition de la Journée internationale du chef cuisinier, organisée le 20 octobre 2026 au Centre régional des métiers, a mis en lumière le potentiel de la cuisine locale.

Placée sous le thème national « Terre, passion, assiette », la rencontre a réuni des professionnels de la restauration autour de la valorisation des produits du terroir et des recettes traditionnelles. La cérémonie a été présidée par Gnigbangou Gountibote, secrétaire général du gouvernorat, représentant le gouverneur.

Des produits locaux aux tables togolaises

Pour l’Union des chefs cuisiniers du Togo, section Kara, la promotion des produits locaux constitue un enjeu important. Céréales, tubercules, légumes, condiments et viandes séchées offrent une diversité d’ingrédients pour préparer des mets qui caractérisent la cuisine de la région.

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De l’akoumé au fufu, en passant par les pâtes accompagnées de sauces traditionnelles, ces préparations témoignent d’un savoir-faire transmis de génération en génération.

« Privilégier les produits locaux, c’est valoriser le travail de nos producteurs et préserver les richesses culinaires de nos communautés », souligne l’orientation défendue par les acteurs de la gastronomie locale.

La transmission comme défi

Au-delà de la promotion des spécialités culinaires, la préservation de ce patrimoine repose sur la transmission des recettes et des techniques de préparation. Les chefs sont ainsi appelés à partager leur savoir-faire avec les jeunes tout en intégrant les exigences modernes d’hygiène, de présentation et de rentabilité.

La formation professionnelle apparaît également comme un levier d’insertion pour les jeunes, notamment dans la restauration, l’hôtellerie et la transformation alimentaire. À Kara, la gastronomie locale peut contribuer à renforcer l’attractivité touristique, à soutenir les circuits courts et à créer des débouchés pour les producteurs.

À travers le thème « Terre, passion, assiette », les acteurs du secteur rappellent ainsi que la cuisine togolaise représente bien plus qu’une tradition. Elle constitue un patrimoine vivant dont la valorisation peut soutenir l’économie locale et offrir de nouvelles perspectives à la jeunesse.

Sandrine TCHAMIE 

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