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Moussoro : les bailleurs face aux urgences du Bahr El-Gazel

L’arrivée de la mission gouvernementale à Moussoro, le 18 septembre 2026, ouvre une séquence consacrée à l’évaluation des besoins de la province du Bahr El-Gazel. Agriculture, élevage, sécurité alimentaire et projets de développement étaient au cœur des échanges avec les autorités locales et les partenaires techniques et financiers.

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Moussoro passe au crible ses priorités

La mission gouvernementale d’évaluation a posé ses valises à Moussoro, chef-lieu de la province du Bahr El-Gazel, le 18 septembre. Accueillie par le délégué général du Gouvernement auprès de la province, Adoum Moustapha Brahimi, elle a engagé une première séance de travail destinée à dresser un état des lieux de la situation agropastorale.

Derrière les réunions officielles et les présentations administratives, l’enjeu est concret : mesurer les besoins des populations et apprécier les résultats des actions déjà engagées. Dans une province où les activités agricoles et pastorales occupent une place centrale dans les moyens de subsistance, l’évaluation doit permettre d’identifier les priorités et les éventuelles insuffisances.

Les projets face au terrain

À Moussoro, les responsables ont notamment passé en revue les interventions réalisées dans le cadre du PRAPS-2TD et du SWEDD. Ces programmes visent notamment à soutenir les communautés pastorales, renforcer la résilience et améliorer les conditions de vie des populations.

L’exercice d’évaluation prend donc une dimension particulière : il ne s’agit plus seulement d’annoncer des projets, mais de vérifier ce qu’ils produisent réellement sur le terrain. Infrastructures, accompagnement des communautés, accès aux services et soutien aux activités économiques constituent autant d’éléments à examiner.

La présence de plusieurs partenaires donne également une portée plus large à la rencontre. Des représentants de projets et programmes financés par l’Union européenne, la FAO, le PAM, la BAD, la Banque mondiale et la BID ont participé aux échanges.

Moussoro et le défi des financements

La réunion a permis de confronter les priorités provinciales aux différentes interventions soutenues par les partenaires au développement. Cette coordination est essentielle pour éviter que les financements ne se dispersent dans une multitude d’actions sans véritable cohérence.

Pour Moussoro, l’enjeu est désormais de transformer les diagnostics en résultats visibles. Les populations attendent moins des réunions supplémentaires que des réponses concrètes à leurs préoccupations quotidiennes.

Cette mission gouvernementale pourrait ainsi constituer un moment utile pour mesurer l’écart entre les ambitions affichées et les réalités locales. Car à Moussoro, comme dans d’autres zones rurales du Tchad, la réussite d’un programme ne se mesure pas uniquement au nombre de projets lancés, mais à leur impact sur les communautés.

La prochaine étape sera donc déterminante : convertir les conclusions de l’évaluation en décisions, en financements et en actions. À Moussoro, l’attente est désormais tournée vers les résultats.

Martin HIGDE NDOUBA

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