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Tour de l’Or Blanc : Sarh ouvre la route d’une nouvelle ambition

Au-delà de la compétition cycliste, la première édition du Tour de l’Or Blanc veut raconter une autre histoire : celle d’un Tchad qui cherche à faire du sport un levier de développement territorial et de valorisation de sa principale culture de rente. Depuis Sarh, capitale du Moyen-Chari, les organisateurs peaufinent les derniers détails d’un rendez-vous qui mêlera performance sportive, diplomatie régionale et promotion de la filière coton.

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Compétition qui dépasse le simple cadre sportif

À quelques jours du coup d’envoi, Sarh vit au rythme des préparatifs du Tour de l’Or Blanc. En déplacement dans le Moyen-Chari, le secrétaire général de la Fédération tchadienne de cyclisme, Mboro Benoît, a présenté les grandes lignes de cette première édition lors d’un point de presse organisé le 25 juillet.

L’objectif est désormais de finaliser, avec les autorités administratives et sportives locales, tous les aspects logistiques avant l’arrivée des délégations. Le regroupement des équipes est fixé au 2 août, leur présentation officielle au 3 août, tandis que le départ de la course sera donné le 4 août depuis Sarh.

Pensé comme un événement sportif majeur, le Tour de l’Or Blanc ambitionne également de renforcer l’attractivité des provinces du sud du pays en mettant en lumière leur potentiel économique et agricole.

Coton comme fil conducteur

Le choix du nom n’a rien d’anodin. En baptisant cette course Tour de l’Or Blanc, les organisateurs souhaitent rendre hommage au coton, longtemps considéré comme l’un des principaux moteurs de l’économie tchadienne.

Initiée par le ministère de la Jeunesse et des Sports en collaboration avec le ministère du Commerce et de l’Industrie, la compétition bénéficie du haut patronage du président de la République, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno.

Au-delà des performances des coureurs, plusieurs activités sont prévues autour de la filière cotonnière. Des rencontres avec les producteurs, des visites de sites de production et des échanges avec les acteurs économiques accompagneront chaque étape afin de rappeler l’importance stratégique du coton dans les régions traversées.

Rendez-vous régional appelé à grandir

Prévue initialement avec quatre pays, cette première édition réunira finalement trois nations : le Tchad, le Cameroun et la République centrafricaine. Le Niger, annoncé au départ, s’est retiré pour des raisons techniques.

Au total, 42 cyclistes parcourront près de 540 kilomètres en cinq étapes reliant Sarh, Koumra, Doba, Moundou, Kélo et Bongor. Le Tchad et le Cameroun engageront chacun trois équipes, tandis que la République centrafricaine sera représentée par une formation.

Pour Mboro Benoît, le choix de Sarh comme ville de départ n’est pas un hasard. Il reflète le rôle majeur du Moyen-Chari dans la production cotonnière nationale ainsi que sa contribution au développement du sport tchadien.

Les autorités locales ont d’ailleurs renouvelé leur engagement à faire du Tour de l’Or Blanc une réussite. Le responsable fédéral a également révélé qu’un pays européen avait manifesté son intérêt pour prendre part à la compétition. Les organisateurs ont toutefois préféré réserver cette première édition aux pays d’Afrique centrale, avec l’ambition d’élargir progressivement le cercle des participants.

Si cette première expérience tient ses promesses, le Tour de l’Or Blanc pourrait rapidement s’imposer comme un rendez-vous incontournable du calendrier sportif régional, tout en offrant une vitrine durable à l’une des filières agricoles les plus emblématiques du Tchad.

Martin HIGDE NDOUBA

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