Tchad/Sarh : Quand la propreté devient un enjeu citoyen
Le samedi 13 décembre 2025, la ville de Sarh a franchi un pas décisif en matière de gestion urbaine avec l’organisation de la première édition du concours des quartiers les plus propres. Un geste simple en apparence, mais qui, à y regarder de plus près, révèle l’importance de l’engagement citoyen pour améliorer le cadre de vie des Tchadiens.
Le quartier Baguirmi a remporté la première place, suivi de Sara Kaba, Paris-Congo, 15 Ans et Bornou. Tous les autres quartiers, bien que n’ayant pas remporté, ont reçu des primes de motivation, soulignant ainsi l’importance de l’engagement citoyen. Sarh, à travers cette initiative, envoie un signal clair : l’implication des habitants dans l’embellissement de leur ville est essentielle pour garantir des espaces de vie sains.
En effet, le constat est là : à Sarh, comme dans de nombreuses
autres villes du Tchad, la propreté reste un enjeu fondamental souvent négligé. Les rues encombrées de déchets, les caniveaux obstrués et les espaces publics insalubres sont malheureusement devenus une réalité quotidienne. Pourtant, ces maux ne sont pas une fatalité. La ville de Sarh, par ce concours, cherche à réveiller les consciences et à démontrer que, même à une échelle locale, un changement est possible.
Un modèle à suivre
Bien que cette initiative soit louable, elle ne doit pas rester un cas isolé. Le défi de la salubrité urbaine doit être pris à bras-le-corps par toutes les collectivités du pays. Si Sarh peut se vanter d’avoir réussi à mobiliser ses citoyens autour de cette cause, pourquoi ne pas répliquer ce modèle ailleurs ?
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Chaque ville, chaque quartier doit comprendre que la propreté n’est pas un luxe, mais un droit fondamental pour tous les citoyens. C’est dans ce cadre que l’initiative de la mairie de Sarh s’inscrit dans une dynamique plus large, celle d’une société qui prend en charge sa propre évolution.
Ce concours est plus qu’un simple prix de beauté. Il est l’incarnation de ce que les Tchadiens peuvent accomplir lorsqu’ils s’unissent autour d’une cause commune. Mais cela ne doit pas s’arrêter là. Le véritable défi commence maintenant : comment maintenir cette dynamique ? Comment élargir cette culture de l’assainissement à toute la nation ?
Sarh a montré la voie. À nous, citoyens et autorités, de suivre le chemin tracé. La propreté est une bataille qui se mène chaque jour. Et ce n’est pas qu’une question de quartiers, mais de dignité humaine et de respect envers les générations futures.
HIGDE NDOUBA Martin