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Tchad : ONASER et les leaders religieux en croisade pour un Ramadan sans drame

À l’approche de la rupture du jeûne, les routes tchadiennes deviennent chaque année le théâtre d’accidents évitables. Pour inverser la tendance, l’Office National de la Sécurité Routière (ONASER) a décidé de frapper fort. À l’occasion du mois sacré, l’ONASER lance la 5e édition de sa campagne de sensibilisation, avec un allié de poids : le Conseil National des Affaires Islamiques du Tchad (CNAIT).

Une alliance inédite entre route et religion

Ce vendredi 20 février 2026, une rencontre stratégique s’est tenue entre les responsables de l’ONASER et le président du CNAIT, Cheikh Abdadaïm Abdoulaye Ousmane. Objectif : mobiliser l’influence morale des leaders religieux pour enrayer l’excès de vitesse observé avant l’iftar.

Placée sous le thème « Éviter l’excès de vitesse pendant le Ramadan », la campagne de l’ONASER vise un comportement récurrent : cette course contre la montre qui transforme les artères urbaines en circuits improvisés.

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L’iftar, moment à risque

Chaque année, les statistiques montrent une hausse des accidents en fin de journée durant le Ramadan. Fatigue, déshydratation, impatience : un cocktail dangereux auquel s’ajoute la pression du temps.

Il ne s’agit plus seulement de sanctionner, mais de prévenir autrement. En impliquant les mosquées et les prêches du vendredi, l’ONASER veut inscrire la prudence dans le discours religieux lui-même. Le message est clair : préserver la vie est un devoir spirituel autant que civique.

En s’associant au CNAIT, l’ONASER adopte une approche communautaire. Cheikh Abdadaïm Abdoulaye Ousmane a rappelé, lors de la rencontre, que la patience est l’essence même du jeûne. Accélérer au mépris des règles de circulation contredit l’esprit du Ramadan.

L’ONASER espère ainsi que les messages diffusés dans les mosquées toucheront les consciences au plus profond, là où les campagnes classiques peinent parfois à produire un changement durable.

Martin HIGDE NDOUBA

 

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