Tchad/CPDP : un nouveau départ politique ou simple façade ?
Le Cadre Permanent du Dialogue Politique (CPDP) a tenu sa première plénière ce mardi 10 février 2026 à N’Djamena. Réunis pour la première fois, les représentants de la majorité et de l’opposition ont mis en place un bureau de coordination chargé de piloter les travaux du cadre.
Une présidence pour l’opposition
Pour la première année, la présidence du CPDP revient à l’opposition, avec à sa tête le chef de file Pahimi Padacké Albert. La vice-présidence est confiée au chef de la majorité, M. Aziz Mahamat Saleh. « Les membres du bureau ont été désignés de manière alternée entre majorité et opposition », a expliqué Pahimi Padacké Albert, soulignant la volonté de parité.
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Le CPDP a également créé deux comités : le premier chargé de rédiger le règlement intérieur, le second de préparer un budget garantissant le bon fonctionnement du cadre. Ces structures sont essentielles pour assurer la transparence et l’efficacité des travaux du CPDP.
Qui est vraiment de l’opposition ?
Malgré cette organisation, une question demeure : qui représente réellement l’opposition au sein du CPDP ? Si la présidence est symboliquement attribuée à Pahimi Padacké Albert, le rôle exact des forces minoritaires reste à définir dans un paysage politique tchadien en mutation.
Un espace de dialogue à surveiller
Le CPDP se présente comme un outil inédit de dialogue au Tchad. Les prochains mois seront déterminants pour mesurer si cette parité entre majorité et opposition se traduira par une influence réelle ou restera une simple formalité protocolaire.
Martin HIGDE NDOUBA