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Tchad : baccalauréat 2026 ouvre la course aux rêves

Le compte à rebours a pris fin. Ce lundi 8 juin, des milliers de lycéens tchadiens ont investi les centres d’examen pour tenter de décrocher le précieux sésame ouvrant les portes de l’enseignement supérieur. Une édition marquée par une participation record et par la volonté des autorités de renforcer la crédibilité du système éducatif.

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Premier grand défi d’une génération

Le Tchad est entré ce lundi dans l’un des rendez-vous les plus attendus de son calendrier scolaire. Les épreuves du baccalauréat 2026 ont été officiellement lancées au lycée Félix-Éboué de N’Djamena par le ministre d’État à l’Éducation nationale, le Dr Mahamat Ahmat Alhabo, accompagné du ministre de l’Enseignement supérieur, le Dr Sitack Yombatina.

Dans une atmosphère mêlant concentration et émotion, les deux membres du gouvernement ont adressé un message d’encouragement aux candidats, les invitant à compter sur leurs connaissances et à respecter les règles qui encadrent cet examen décisif.

106 231 candidats face à leur destin

Cette année, le baccalauréat 2026 rassemble 106 231 candidats répartis sur l’ensemble du territoire national. Les statistiques officielles montrent une prédominance masculine avec près de 57 % de garçons, tandis que les filles représentent un peu plus de 43 % des inscrits. Un chiffre qui traduit néanmoins une progression continue de la scolarisation des jeunes filles dans le secondaire.

Le lancement des épreuves s’est déroulé en présence de plusieurs responsables du secteur éducatif, dont le Directeur général de l’Office national des examens et concours du supérieur (ONECS), le Pr Bakari Abbo. Pour les autorités, le baccalauréat 2026 constitue un test majeur pour mesurer les efforts engagés dans la modernisation du système éducatif tchadien.

Édition record sous le signe de l’espoir

Au-delà des chiffres, cet examen reste un véritable rite de passage pour des milliers de familles. Dans les quartiers de N’Djamena comme dans les provinces, les candidats portent souvent les espoirs de toute une communauté. Réussir le baccalauréat 2026, c’est accéder à l’université, mais aussi nourrir le rêve d’une ascension sociale dans un contexte où les opportunités restent limitées.

Les autorités assurent avoir pris toutes les dispositions nécessaires pour garantir le bon déroulement des épreuves, avec une vigilance particulière contre les fraudes et les irrégularités. L’objectif affiché est de préserver la crédibilité du diplôme et de renforcer la confiance dans les examens nationaux.

Pendant plusieurs jours, les regards seront donc tournés vers les salles de classe transformées en centres d’examen. Pour les 106 231 candidats, le baccalauréat 2026 représente bien plus qu’un concours académique : il est le premier grand défi d’une génération appelée à construire le Tchad de demain.

Martin HIGDE NDOUBA

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