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Tahir Oloy Hassan : un an après, où sont les buts ?

Un an après son accession à la tête du football tchadien, Tahir Oloy Hassan revendique des avancées institutionnelles. Mais un anniversaire ne se célèbre pas à coups de communiqués. Il se juge aux résultats.

Une diplomatie sportive active, un terrain en friche

Le 1er mars 2026, à N’Djamena, Tahir Oloy Hassan a déroulé le bilan de ses 365 jours à la présidence de la Fédération tchadienne de football association (FTFA). Statut du joueur, manager Forward, présence accrue dans les commissions de la FIFA, désignation de commissaires à la CAF, augmentation du nombre d’arbitres FIFA : la vitrine internationale est soignée.

Oui, Tahir Oloy Hassan a marqué des points sur le terrain administratif. Oui, Tahir Oloy Hassan a repositionné la FTFA dans certains cercles décisionnels. Mais pendant que les salons s’animent, les stades, eux, sonnent creux.

Les Sao un seul match nul sur les trois rencontres à domicile. Le championnat national a été lancé sans moyens suffisants. Les clubs survivent plus qu’ils ne vivent. Le contraste est brutal.

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Gouverner, c’est produire du jeu

Le football ne se réforme pas uniquement dans les textes. Il se construit dans les centres de formation, sur des pelouses entretenues, à travers des compétitions régulières et crédibles.

Tahir Oloy Hassan ne peut pas se contenter d’un bilan diplomatique. Car le peuple du football ne lit pas les rapports de commissions : il regarde les scores, il attend des victoires, il espère une organisation stable.

C’est ici que le mandat de Tahir Oloy Hassan entre dans sa zone de vérité. Les réformes annoncées doivent maintenant irriguer la base. Sans cela, elles resteront des lignes dans un discours d’anniversaire.

Rompre avec les vieux démons

Le mal du football tchadien n’est pas seulement financier. Il est aussi culturel : favoritisme, interférences politiques, gestion opaque.

Sur ce terrain sensible, Tahir Oloy Hassan est attendu. Peut-il réellement incarner la rupture ? Peut-il imposer une gouvernance qui protège le mérite, qui sécurise les carrières, qui rassure les partenaires ?

Le miroir de la deuxième année

Un an, c’est peu pour transformer un système fragilisé. Mais c’est suffisant pour fixer une direction claire.

Tahir Oloy Hassan a posé des jalons. Désormais, il doit livrer des résultats visibles. Le championnat doit devenir viable. Les Sao doivent exister sur la scène continentale. Les jeunes doivent croire en un avenir dans leur propre pays.

À défaut, cet anniversaire restera celui des promesses. Et dans le football comme en politique, le temps des discours est toujours plus court que celui des attentes.

Martin HIGDE NDOUBA

 

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