Actualités

Sécurité  : le ministre Mahamadou Sana annonce un recul de la criminalité 

 Le ministère de la Sécurité affiche un taux global de réalisation de 95,30 % de son contrat d’objectifs 2025, selon le ministre Mahamadou Sana, à l’issue de la séance officielle d’évaluation tenue fin décembre.

 Le ministre a expliqué que l’analyse a porté sur sept actions stratégiques arrêtées en début d’année pour renforcer la protection des personnes et des biens. La première concernait le renforcement des capacités opérationnelles de la police et de la gendarmerie. En 2025, des moyens roulants, des équipements de protection individuelle et du matériel logistique ont été acquis afin d’améliorer la mobilité des unités, leur capacité d’intervention rapide et la couverture des zones sensibles, aussi bien en milieu urbain que rural.

La deuxième action était dédiée à l’intensification de la lutte contre le grand banditisme et la criminalité sous toutes ses formes. Selon Mahamadou Sana, plusieurs opérations ciblées ont été menées dans différentes régions du pays, combinant patrouilles renforcées, contrôles routiers et démantèlement de réseaux. « Nous avons pu faire fléchir le taux de criminalité de 0,62 % », a-t-il déclaré, citant notamment l’opération Wibga, déployée lors des périodes de forte affluence pour renforcer la présence dissuasive des forces et neutraliser des groupes organisés.

A lire aussi: AES : les médias publics unissent leurs forces 

 Renforcement opérationnel et identité citoyenne

 La troisième action a porté sur l’amélioration de l’accès aux documents d’identité. Le ministère indique avoir produit, en 2025, environ 1,5 million de cartes nationales d’identité burkinabè ainsi que plus de 90 000 passeports. À ces efforts s’ajoutent l’opérationnalisation du passeport de l’AES et, en janvier 2026, celle de la Carte d’identité de l’AES, destinées à faciliter la mobilité dans l’espace communautaire. Dans cette dynamique, la sécurité est présentée comme un pilier de la stabilité administrative, en contribuant à réduire la fraude documentaire et à renforcer la fiabilité des bases de données nationales.

La quatrième action concernait la gouvernance et la modernisation du dispositif de contrôle. Le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana a rappelé la réduction drastique du nombre de postes de contrôle, une mesure visant à limiter les pratiques corruptives et à fluidifier la circulation. Le déploiement de brigades mobiles d’intervention et de commissariats mobiles a également été poursuivi, tandis que les grands centres urbains ont bénéficié de nouveaux postes d’observation et d’outils de surveillance, afin de consolider la sécurité dans les zones à forte concentration de populations.

 Routes, systèmes d’information et nouvelles orientations

 La cinquième action était axée sur la participation citoyenne. Le ministre a insisté sur la nécessité de renforcer la collaboration entre forces de défense et populations locales à travers les comités de veille, la remontée d’informations et les campagnes de sensibilisation. Selon lui, la sécurité ne peut être durable que si elle repose sur une responsabilité partagée et une confiance renforcée entre institutions et citoyens.

La sixième action portait sur la sécurité routière, un enjeu majeur face au nombre encore élevé d’accidents. Des opérations de contrôle accrues, des campagnes de communication et des sanctions ciblées ont été conduites sur les axes les plus accidentogènes. Ces mesures ont, selon le ministre, contribué à réduire la criminalité liée aux routes et à améliorer le sentiment de sécurité des usagers, notamment dans les grandes agglomérations.

Enfin, la septième action concernait la mutualisation des systèmes d’information. Plusieurs plateformes numériques ont été développées et interconnectées, notamment celles reposant sur le dispositif IRAPOL, afin d’identifier plus rapidement les personnes ou objets recherchés, d’anticiper les contrôles et de renforcer la capacité d’analyse des forces. Ces outils sont considérés comme stratégiques pour moderniser l’action publique et consolider la sécurité nationale.

Au terme de l’évaluation, Mahamadou Sana a indiqué que des instructions fermes ont été données pour poursuivre et intensifier les réformes engagées, en particulier dans la lutte contre le grand banditisme et l’amélioration continue des performances opérationnelles.

Le ministre a également annoncé de nouvelles orientations concernant la gestion des ressources fauniques, forestières et halieutiques. Il a rappelé que le corps des Eaux et Forêts est désormais rattaché  à son département, une réforme appelée à être capitalisée et consolidée afin de mieux intégrer la protection de l’environnement dans la stratégie globale de protection du territoire.

 

Pingd-Manegda Laure Christianne KABORE (stagiaire)

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page