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Sahel : quand la coopération bilatérale devient une question de survie

Dans un contexte de menace sécuritaire grandissante, les pays du Sahel font front commun. Le dixième sommet du Processus d’Aqaba, qui s’est déroulé à Rome le 15 octobre 2025, a rassemblé des dirigeants du Tchad, du Nigéria, du Togo, et d’autres nations africaines. Ensemble, ils ont reconnu que le terrorisme ne se limite pas à des actions militaires. C’est un fléau alimenté par la pauvreté et l’instabilité.

 

Au cours de la rencontre, le président tchadien, Mahamat Idriss Déby Itno a alerté sur l’escalade des attaques terroristes. Selon lui, les groupes extrémistes modernisent leurs arsenaux et étendent leur influence. Pour renverser la tendance, il appelle à une approche globale alliant sécurité et développement socio-économique. « Le Tchad n’a pas besoin de promesses, mais d’un partenariat véritable », a-t-il insisté.

Lire aussi: La CPI affaiblie : que mijotent les pays du Sahel dans l’ombre ?

Sahel uni : vers une stabilité durable en Afrique ?

 

Parallèlement, le forum d’Assouan, lancé en Égypte, prône le développement durable comme clé de la paix en Afrique. L’Alliance des États du Sahel se positionne comme une réponse stratégique face à ces défis collectifs. L’invitation au Tchad de rejoindre cette alliance est sur la table. Une adhésion renforcerait non seulement la collectivisation des efforts, mais également la cohésion régionale.

 

Alors que la radicalisation est un défi transnational, l’union des pays du Sahel devient non seulement souhaitable, mais essentielle. L’impératif d’un front uni contre la terreur est désormais clair : c’est la voie vers une stabilité durable pour toute la région.

 

Flora BARO

 

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