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Prématurité : un avenir solide pour les nouveau-nés

Le Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Bogodogo a marqué de manière significative la Journée mondiale de la Prématurité. Cette commémoration, qui se tient chaque 17 novembre, a eu lieu ce lundi 17 novembre 2025 à Ouagadougou. 

L’événement s’est tenu sous le thème inspirant : « Offrir aux bébés prématurés un départ solide pour un avenir plein d’espoir ».

La prématurité, première cause de mortalité néonatale

Elle visait à sensibiliser le public aux défis majeurs que représente la naissance prématurée et à la nécessité d’améliorer la prise en charge de ces nouveau-nés extrêmement fragiles au Burkina Faso. 

Le directeur du CHU de Bogodogo, Seydou Nombré, a souligné l’importance de cette journée comme opportunité de renforcer la visibilité des actions menées par l’hôpital en faveur des « nouveau-nés fragiles ». 

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Il a insisté sur la « force remarquable » et la « réelle volonté de vivre » dont font preuve ces enfants, appelant à placer « la sécurité du patient en général et en particulier celle des prématurés et l’excellence des soins au cœur de nos missions ». De son côté, le Pr Solange Ouédraogo, chef du service de pédiatrie, a apporté un éclairage  sur la problématique de la prématurité dans la santé publique burkinabè. 

Elle a révélé que l’analyse des principales causes de décès néonatals montre que la prématurité occupe malheureusement la première position. Cette réalité alarmante rend la sensibilisation du public d’autant plus vitale pour encourager des actions concrètes en faveur de ces enfants vulnérables.

Émotion et nécessité d’attention particulière

Le Pr Solange Ouédraogo a partagé des données spécifiques au CHU de Bogodogo pour l’année 2024. L’hôpital a accueilli près de 1 300 prématurés et en a hospitalisé en moyenne 800. Malgré l’intensité du travail des équipes, le taux de mortalité se situe autour de 7,9 %. 

Elle a également pointé du doigt les défis qui entravent une prise en charge optimale. Malgré les efforts constants du personnel, le manque d’infrastructures adéquates et de ressources humaines qualifiées constitue l’une des principales barrières à franchir pour réduire encore ce taux de mortalité lié à la prématurité.

La commémoration a été enrichie par les témoignages poignants de mères ayant traversé cette épreuve. Dominique Sawadogo, mère de jumeaux dont l’un ne pesait que 800g à l’accouchement, a salué l’initiative et a insisté sur le besoin d’une attention particulière pour les prématurés. « Je pense que cette journée est la bienvenue pour nous, les mamans qui avons accouché des enfants prématurément », a-t-elle déclaré.

Zeïna Zerbo, mère de quintuplés, a également partagé les nombreuses difficultés rencontrées, évoquant la douloureuse séparation d’avec ses bébés placés en couveuse et la contrainte de leur fournir régulièrement du lait maternel pour garantir leur survie. Ces récits rappellent l’urgence d’un soutien continu aux familles touchées par la prématurité.

CAROL SAWADOGO 

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