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PND tchadien : un rêve de prospérité sous la menace des armes

A lire aussi /À Abu Dhabi, le Tchad a tenté une nouvelle fois de séduire les investisseurs internationaux. À travers son Programme national de développement (PND), le gouvernement ambitionne de transformer la structure économique du pays. Ce plan prévoit 268 projets pour atteindre 10 % de croissance d’ici 2030 et sortir 2,5 millions de Tchadiens de la pauvreté. Sur le papier, le PND se veut le moteur d’une renaissance économique. Mais derrière cette vitrine ambitieuse, une question essentielle persiste : peut-on réellement attirer des investisseurs sans garantir la sécurité ?

Le PND, conçu comme un instrument de relance et de diversification, promet de moderniser les infrastructures et de développer les secteurs minier, agricole et énergétique. Cependant, les défis sécuritaires demeurent un obstacle majeur : insécurité dans certaines régions, conflits intercommunautaires et instabilité frontalière freinent la confiance des partenaires économiques. Car aucun investisseur ne parie sur un territoire où la paix reste fragile.

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Les autorités assurent que la sécurité fait partie intégrante du PND, avec un accent particulier sur le renforcement de la défense et la pacification des régions sensibles. Mais ces efforts, bien que réels, ne suffisent pas encore à dissiper la méfiance. Les investisseurs veulent des garanties, pas des discours.

Si le PND veut réussir, il doit s’imposer comme un projet de paix avant d’être un projet de chiffres. Séduire les investisseurs suppose de leur offrir plus qu’un cadre économique : un environnement sûr et prévisible. Sans cela, le PND risque de rester un horizon lointain, un rêve de croissance rattrapé par la réalité des armes.

HIGDE NDOUBA Martin 

 

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