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Moïssala : quand les protecteurs deviennent des prédateurs

À Moïssala, une femme de 57 ans vivant avec un handicap moteur affirme avoir subi une agression sexuelle et une séquestration de la part d’hommes en tenue militaire. Ce drame, qui scandalise la population, soulève une nouvelle fois la question de l’impunité et du comportement de certains hommes en armes face aux citoyens les plus vulnérables.

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Une nuit de terreur à Moïssala

La ville de Moïssala s’est réveillée sous le choc après des faits d’une extrême gravité survenus dans le quartier Baya. Dans la nuit du samedi au dimanche, une femme âgée de 57 ans, handicapée moteur, a vécu l’enfer dans sa propre maison. Selon son témoignage, trois hommes en tenue militaire auraient fait irruption chez elle avant de la séquestrer et de lui infliger des violences sexuelles d’une brutalité insoutenable.

La victime raconte avoir été réveillée en pleine nuit par un homme qui la touchait de manière déplacée. En tentant de comprendre qui se trouvait devant elle, elle aurait reçu un violent coup qui a projeté sa tête contre le mur. Ses cris ont alerté des jeunes du voisinage qui sont intervenus rapidement, provoquant la fuite du premier agresseur.

Mais à Moïssala, cette nuit d’horreur était loin d’être terminée.

L’arme de la peur et de l’humiliation

Quelques instants plus tard, l’homme serait revenu accompagné de deux autres militaires, dont l’un armé. Sous la menace d’une arme à feu, la victime affirme avoir été forcée d’ouvrir sa porte. Face à son refus, le cadenas aurait été cassé de force.

Le récit qui suit glace le sang. L’homme armé aurait braqué son arme sur cette femme sans défense avant de lui imposer des actes humiliants et dégradants. Des coups de feu auraient même été tirés en l’air pour terroriser le voisinage.

À Moïssala, plusieurs habitants disent avoir entendu les cris et les détonations cette nuit-là. La cadette de la victime confirme les violences et affirme que les militaires cherchaient aussi à identifier les jeunes qui avaient tenté de protéger leur sœur.

Jusqu’à quand l’impunité ?

Cette affaire remet brutalement sur la table la question des abus commis par certains hommes en uniforme. À Moïssala, l’émotion est immense et la colère grandit. Comment des individus censés protéger les populations peuvent-ils devenir une source de peur et d’humiliation pour des citoyens déjà fragiles ?

Le plus révoltant reste peut-être l’état de vulnérabilité de la victime : une femme âgée, vivant avec un handicap moteur, agressée dans son sommeil et abandonnée à son traumatisme.

Aujourd’hui, les présumés auteurs sont toujours dans la nature. Les proches de la victime annoncent vouloir porter plainte afin que justice soit rendue. À Moïssala, beaucoup espèrent que cette affaire ne sera pas étouffée comme tant d’autres.

Car au-delà d’un simple fait divers, c’est l’image même de l’autorité et de la dignité humaine qui a été piétinée à Moïssala.

Martin HIGDE NDOUBA

Mot clé : Moïssala

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