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Miski : la paix fragile d’un accord en série

Depuis l’avènement du président Mahamat Idriss Déby Itno à la tête du Tchad, les négociations se multiplient  pour l’exploitation des richesses minières et aurifères dans la région du Miski. 

 

L’accord de paix signé entre le gouvernement et le Comité d’autodéfense de Miski en avril dernier s’est élargi.  Des nouveaux groupes,  notamment les mouvements Difa Al-Watan et MADAT (Mouvement pour l’Alternance et la Démocratie au Tchad), ainsi que le Comité de défense de Yorogueï rejoignent la table du repas de paix. Cette fois-ci sera-t-elle la bonne ? 

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Cet accord qui s’inscrit dans la continuité de celui signé  le 20 avril 2025  est apprécié. “Aucun sacrifice n’est plus cher que la paix. Sachons la préserver pour ne pas avoir à la regretter. Beaucoup reste à faire, certes, mais à condition que règne la paix”, estime Dr Abdoulaye Sabre Fadoul,  ministre des Affaires Étrangères. 

 

Mais critiqué par l’opposition, Miski 1, Miski 2, Miski 3, Miski 4. Ce qui est plaisant, en seulement 5 mois, deux accords. Finalement, c’est une série télévisée avec plusieurs épisodes où certains acteurs disparaissent et d’autres réapparaissent pour jouer le film ou ce sont vraiment des accords? Comme c’est itératif, d’ici quelques mois, les mêmes acteurs tourneront encore un autre épisode pendant que les autres tchadiens continueront à être spectateurs”, a écrit Max Kemkoye, leader du parti UPD, porte-parole du GCAP. 

 

Tout de même certains points de l’accord, notamment l’intégration des ex-combattants dans les Forces de Défense et de Sécurité, après leurs formations et amnistie générale couvrant la période 2019-2020, des membres de Diffa Al-Watan ainsi que des Forces de Défense et de Sécurité sont mal perçus  par certains internautes. 

 

Seule la bonne mise en œuvre de l’accord garantira l’autorité de l’État dans cette zone, qui est toujours défendue par plusieurs groupes, empêchant l’État d’y accéder aux fins d’exploitation des ressources du sous-sol.

 

HIGDE NDOUBA Martin 

 

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