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Mbikou : qui pour succéder Mbailaou Betoloum Urbain ?

Après la disparition de Mbailaou Betoloum Urbain, premier maire de Mbikou, la jeune commune se retrouve face à une nouvelle équation politique et administrative. Au-delà de la succession, c’est la capacité de la municipalité à sortir des querelles partisanes et à remettre la gestion locale sur les rails qui est désormais en jeu.

Succession qui dépasse le simple fauteuil de maire

Décédé le 5 août 2026 à Bébédjia, à l’âge de 64 ans, Mbailaou Betoloum Urbain a été inhumé ce jeudi 13 août dans sa ville natale, en présence du préfet du département de la Nya, de plusieurs maires des communes méridionales, de sa famille et de responsables de sa formation politique, le Mouvement patriotique du salut (MPS).

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Premier maire de Mbikou, Mbailaou Betoloum Urbain laisse derrière lui une commune encore jeune, confrontée à d’importants défis économiques et administratifs. Son décès ouvre désormais une période de transition qui pourrait être décisive pour l’avenir de cette collectivité. Car la question n’est pas seulement de savoir qui occupera le fauteuil laissé vacant, mais surtout quel profil sera capable de restaurer la confiance et d’améliorer la gouvernance municipale.

Bilan controversé d’une gestion municipale

Le passage de Mbailaou Betoloum Urbain à la tête de la commune n’a pas été exempt de controverses. Suspendu à plusieurs reprises pour des griefs liés à la gestion municipale, l’ancien maire aura laissé une image politique contrastée.

Son appartenance au MPS, parti au pouvoir, aura également alimenté les critiques de ceux qui estiment que la gestion d’une commune ne devrait pas être dictée par les rapports de force politiques.

Pour Mbikou, l’enjeu est désormais d’éviter que la succession ne reproduise les mêmes tensions. La commune a besoin d’un exécutif capable de travailler avec l’administration déconcentrée, les acteurs économiques et surtout la population.

Mbikou a-t-elle besoin d’un maire technocrate ?

Dans cette petite commune méridionale, les marges de manœuvre économiques restent limitées. Le marché hebdomadaire constitue l’une des principales activités génératrices de revenus pour une population qui attend davantage d’infrastructures, de services publics et d’opportunités économiques.

Dans ce contexte, le prochain maire devra davantage être jugé sur ses compétences que sur son étiquette politique. Après l’expérience Mbailaou Betoloum Urbain, l’heure pourrait être venue de privilégier un profil technocrate, capable de gérer les ressources disponibles avec rigueur et transparence.

L’objectif ne serait pas de faire de la politique un tabou, mais d’empêcher qu’elle ne prenne le pas sur la gestion quotidienne de la commune.

Une nouvelle page à écrire

La succession de Mbailaou Betoloum Urbain sera donc un test pour les autorités et les responsables politiques. Choisir un maire uniquement en fonction de son appartenance partisane risquerait de prolonger les pratiques décriées. À l’inverse, privilégier un gestionnaire compétent pourrait offrir à Mbikou une occasion de repartir sur de nouvelles bases.

Après les obsèques de Mbailaou Betoloum Urbain, la commune tourne une page. Reste à savoir si le prochain maire saura transformer cette transition en véritable nouveau départ. À Mbikou, la succession ne devrait pas être une récompense politique. Elle devrait être, avant tout, un choix de compétence au service des habitants.

Martin HIGDE NDOUBA

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