Mairie de Ndjamena : la décision qui bouscule tout le trafic
La Mairie de Ndjamena a annoncé, dans un communiqué publié le 2 décembre 2025, de nouvelles restrictions concernant l’usage du pont de la Refondation, l’une des infrastructures emblématiques récemment mises en service dans la capitale tchadienne. À compter de cette date, les véhicules de plus de sept tonnes ne sont plus autorisés à circuler sur ce nouvel ouvrage, une décision motivée par des impératifs de sécurité et de préservation.
Selon la Mairie de Ndjamena, cette interdiction vise à éviter une dégradation prématurée du pont, dont la structure, bien que moderne, nécessite une gestion prudente des flux. Les autorités municipales affirment avoir privilégié une approche préventive, estimant que l’afflux de poids lourds risquerait d’affaiblir l’ouvrage à moyen terme. Dans un contexte où la capitale connaît une croissance démographique rapide et une hausse constante du trafic routier, la maîtrise des charges apparaît comme un enjeu majeur.
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Pour limiter l’impact de cette mesure sur les activités commerciales, l’ancien pont à double voie demeure ouvert à tous les types de véhicules. La Mairie de Ndjamena indique que cet axe, plus robuste et déjà éprouvé par des décennies d’usage, est mieux adapté au passage des gros porteurs. Les transporteurs sont ainsi invités à réorganiser leurs itinéraires afin de respecter les directives municipales.
Ces restrictions s’inscrivent dans une réflexion plus large sur la gestion des infrastructures urbaines. La Mairie de Ndjamena rappelle que la durabilité du pont de la Refondation dépend de l’application stricte des consignes, tout en soulignant la nécessité de fluidifier la circulation dans une ville où les embouteillages sont devenus quotidiens. Les autorités locales souhaitent éviter que cet ouvrage flambant neuf ne subisse le sort de plusieurs infrastructures antérieures, dégradées faute de contrôle.
Reste à savoir comment les transporteurs et les opérateurs économiques accueilleront ces changements. Si certains y voient une contrainte supplémentaire, d’autres reconnaissent la nécessité de préserver un pont stratégique pour la mobilité urbaine.
HIGDE NDOUBA Martin