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Mahamat Ahmat Alhabo : 60 % des connaissances mal transmises à l’école

La déclaration de Mahamat Ahmat Alhabo résonne comme un électrochoc. Derrière les chiffres, une réalité préoccupante : une école primaire fragilisée par le manque de formation des enseignants. Une situation qui interroge l’avenir même de l’éducation au Tchad.

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Une vérité qui dérange

Lorsque Mahamat Ahmat Alhabo affirme que « 64 % des enseignants dans les primaires sont des maîtres communautaires qui, eux-mêmes, ne comprennent pas 60 % de ce qu’ils enseignent », il ne s’agit pas d’une simple formule choc. C’est un constat brut, presque alarmant, qui met à nu les failles profondes du système éducatif. Mahamat Ahmat Alhabo ne fait ici que traduire une inquiétude largement partagée, mais rarement exprimée avec autant de clarté.

Dans de nombreuses écoles, surtout en zones rurales, les maîtres communautaires assurent l’essentiel de l’enseignement. Recrutés faute de personnel qualifié, ils deviennent les piliers d’un système qui repose sur des bases fragiles. Mahamat Ahmat Alhabo soulève ainsi une question fondamentale : peut-on transmettre un savoir que l’on ne maîtrise pas ?

L’école, miroir d’un abandon silencieux

Le problème dépasse la seule responsabilité des enseignants. Il reflète un désengagement structurel et un manque d’investissement dans la formation pédagogique. Mahamat Ahmat Alhabo met en lumière une réalité où l’école publique, censée être un levier d’égalité, devient parfois un facteur de reproduction des inégalités.

Les élèves, premiers concernés, en paient le prix. Difficultés de compréhension, baisse du niveau, décrochage scolaire : les conséquences sont multiples et durables. Mahamat Ahmat Alhabo insiste implicitement sur l’urgence d’agir, car chaque année perdue creuse davantage le fossé entre les promesses éducatives et la réalité du terrain.

Face à cette situation, la solution ne peut être que structurelle. Il ne s’agit pas seulement de remplacer les maîtres communautaires, mais de les former, de les accompagner, de leur donner les outils nécessaires pour enseigner efficacement. Mahamat Ahmat Alhabo appelle, à travers ses propos, à une réforme en profondeur du système éducatif.

Former un enseignant, c’est investir dans des générations entières. C’est garantir une transmission du savoir solide et durable. Mahamat Ahmat Alhabo rappelle ainsi que l’éducation ne peut être laissée au hasard ou à l’improvisation.

Une urgence nationale

L’éducation est un pilier du développement. Ignorer ses failles, c’est compromettre l’avenir. La sortie de Mahamat Ahmat Alhabo doit être perçue comme un signal d’alerte, mais aussi comme une opportunité de repenser les priorités.

Le Tchad ne manque pas de volonté, mais d’organisation et de moyens ciblés. Mahamat Ahmat Alhabo met le doigt sur une réalité qui exige des réponses concrètes et rapides. Car derrière chaque enseignant mal formé, il y a des centaines d’élèves dont l’avenir se joue en silence.

Martin HIGDE NDOUBA

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