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Immobilier : le grand ménage chez les démarcheurs

Le démarchage immobilier au Burkina Faso entre dans une nouvelle ère. Longtemps marqué par des pratiques informelles et parfois abusives, le secteur est désormais encadré par un arrêté interministériel signé le 8 avril 2026. Cette réforme vient poser des règles claires pour organiser le démarchage immobilier et mieux protéger les citoyens, notamment les locataires.

Un cadre enfin défini pour le démarchage immobilier

Le flou appartient désormais au passé. Le démarchage immobilier est officiellement reconnu comme une activité consistant à mettre en relation un bailleur et un locataire contre rémunération.

Cette définition permet de donner une base juridique solide à un secteur jusque-là évoluant dans une zone grise.

Carte professionnelle obligatoire : la fin de l’anonymat

Autre changement majeur dans le secteur : l’obligation de détenir une carte professionnelle. Valable trois ans, cette carte devra être présentée aux clients et mentionnée dans toute annonce. Une mesure qui vise clairement à mettre fin aux pratiques informelles et à identifier les acteurs du secteur.

Des frais désormais plafonnés

Le démarchage immobilier est aussi marqué par une réforme très attendue : l’encadrement des frais. Frais de visite : plafonnés à 2 000 FCFA ; commission désormais à la charge du bailleur.  Dans le détail : logement non meublé : maximum un demi-mois de loyer; logement meublé : 10 % du loyer total, sans dépasser un mois.

Une décision qui vient corriger un déséquilibre où le locataire supportait souvent la majorité des coûts.

Une mesure à portée sécuritaire

Le nouveau cadre du démarchage immobilier intègre également une dimension sécuritaire. Les démarcheurs devront désormais transmettre les informations des locataires aux forces de sécurité, afin de renforcer le suivi des occupants et contribuer à la sécurité.

Trois mois pour se conformer

Les acteurs du démarchage immobilier déjà en activité disposent d’un délai de trois mois pour se mettre en règle. Ce délai doit permettre une transition progressive vers ce nouveau cadre réglementaire.

Des sanctions en cas de non-respect

Le non-respect des règles du démarchage immobilier est désormais sanctionné : amende de 150 000 FCFA jusqu’à 300 000 FCFA en cas de récidive; obligation de rembourser les commissions perçues.

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Un secteur en pleine transformation

Avec cette réforme, le démarchage immobilier s’inscrit dans une dynamique d’assainissement et de modernisation. L’objectif est clair : protéger les citoyens, instaurer plus de transparence et faire du secteur immobilier un espace plus sûr et mieux organisé.

Yiwènè Angelina MPO (Stagiaire)

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